Aichinger, op. cit., p
tilleul de la grande place, le prêtre pourra causer agriculture; mais la chaire chrétienne est exclusivement consacrée à l'enseignement de la vie éternelle. » Dans cette Allemagne catholique qui avait trop oublié la finalité du sacerdoce et qui faisait du prêtre un fonctionnaire d'instruction populaire, cette finalité est désormais retrouvée ; et les trois volumes de la Théologie pastorale développent un véritable code d'action sacerdotale. Le prêtre qui se fait le disciple de Sailer se complaira, hors de l'Eglise, à être un artisan du progrès humain : il fondera des écoles dominicales, voire même des écoles techniques*; mais, dans l'église même, c'est du christianisme qu'il parlera, et sa prédication sera le témoignage de la vertu du christianisme, expérimentée par son propre cœur^. Arrière donc ces « réformateurs qui attendent le salut du monde lorsqu'ils ont transformé le prêtre en un précepteur de la vertu, la prédication en un cours de morale, l'église en une salle de conférences, et le catéchisme en un registre de vertus^ ». Sailer en veut finir avec cette dégénérescence; il réintègre sur les lèvres du jeune clerc les paroles de l'au-delà, et puis lui représente, en termes éloquents, que, pour être le messager de ces paroles, il faut acquérir « un cœur neuf et un esprit neuf», sous peine d'être « une lampe sans huile, une fontaine publique sans eau, un sel sans force, un semeur sans semence^». Widmer et Gugler, qui portèrent à