‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 154 sur 215 · Sepp, op. cit. y p · texte numérisé non relu

Sepp, op. cit. y p

du monde, dont le devoir est de soutenir un gouvernement à tendances rationnelles [die nach Atifklàrung strebty \ et, confiant dans Tefficacité de la raison, il s'abandonnait à de sereines utopies. Mais la vie réelle le bousculait; il s'y jetait à corps perdu, en publiant un périodique qu'il appelait la feuille rouge'^ ; il y jurait guerre éternelle à tous les despotes^, tendait la main à l'homme vertueux^, ouvrait une tribune pour les réclamations des peuples. L' « idéal d'une humanité ennoblie » était « son étoile fixe » ; or, cet idéal était représenté par la France ''; l'intérêt de la France était l'intérêt de tous les peuples ; chaque peuple, abstraction faite de son avantage particulier, devait donc, pour le bien même de la famille humaine, poursuivre l'avantage de la France.

La Révolution, dans les pays rhénans comme ailleurs, promettait l'émancipation de l'homme : elle avait des soldats pour courber les souverains devant cet idéal, et faisait émigrer des fonctionnaires pour le mieux imposer aux nations ; les soldats étaient parfois gênants, les fonctionnaires importuns ; mais, quelque temps durant, le prestige du nouveau message rendit nos voisins indulgents ; quelque temps durant, Thumanité nous

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