‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 157 sur 215 · Sepp, op. cit., p · texte numérisé non relu

Sepp, op. cit., p

6. Sepp, op. cit., p. 38. — Comparer, pour cette période de la vie de Gœrres, Clemens Theodor Perthes, Politische Zustànde und Personen in Deutsohland zur Zeit der franzôzischen fferrsc/iaft,!, p. 251 et suiv. (Gotha, Perthes, 1862).

contre les aristocraties ; son éloquence, dans ce duel, paradait à côté de la France, et signalait à TEurope atterrée la portée de nos victoires.

« Pleurez, despotes ; peuples, réjouissez-vous ! Le volcan, qui crachait la lave sur les défenseurs de votre liberté, est éteint*. » Cette apostrophe, lancée par Gœrres à la fin de 1797, annonçait que Mayence était retombée aux mains de la France. Entre le pays des despotes et la terre de la Liberté, le pont était coupé : Gœrres exultait; il lui semblait que le Rhin séparât deux mondes.

Mayence française, c'était aussi, pour lui, la fin du Saint-Empire : il dressait Tacte de décès de l'auguste défunt.

Le 30 décembre 1797, à trois heures de relevée, est mort à Ratisbonne, à Page de 955 ans, 5 mois et 28 jours, doucement et pieusement, après épuisement complet et apoplexie, en pleine conscience de lui-même, et muni de tous les saints sacrements, le Saint-Empire romain, de douloureuse mémoire.

Et il racontait sa naissance h Verdun, « certain jour où brillait au zénith une comète à queue, grosse de malheurs », et son éducation par des camériers qui s'appelaient les papes ; puis comment, canonisé dès sa jeunesse, il était, à Fépoque des croisades, devenu fou ; et comment, rétabli par un austère régime, il avait, au moment de la guerre de Trente Ans, souffert de violentes hémorragies. L'historique se poursuivait, déroulant Qomme une sorte de tragi-comédie tout le passé

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