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pose comme le centre et le but universel ; on en fait, sans aucun égard pour l'histoire, un principe absolu; et Ton n'arrive de la sorte qu'à faire fuir l'esprit de vie : là où il soufflait, il n'y a plus qu'une lettre morte, propre adonner la mort ^ »
Schlegel déteste les lettres mortes, les lois qui manquent de souplesse, les constitutions artificielles; tous ces papiers lui font horreur; et bien que le christianisme — il le dit formellement — admette toutes les formes de gouvernement, le seul motif qui induise Schlegel à préférer à la république la monarchie, c'est que, dans une république, oîi ce n'est pas une personne qui règne, mais la loi, il est à craindre que la loi ne devienne une abstraction sacro-sainte et absolue^. L'élasticité des gouvernements personnels lui paraît préférable à la vaniteuse intangibilité des lois républicaines ; et les sympathies de Schlegel pour la monarchie héréditaire, « dernier système politique durable^» où l'homme finira par s'abriter, sont une conséquence logique — et piquante — de sa haine contre l'absolutisme. Au demeurant, il tempère