‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 199 sur 215 · Philosophie de l'histoire^ II, p · texte numérisé non relu

Philosophie de l'histoire^ II, p

2. Philosophie de l'histoire, II, p. 135-137 : « Dans l'Etat religieux, l'important, l'essentiel, c'est l'intention, l'esprit, le caractère personnel des individus, et non la lettre morte ou la formule écrite d'une constitution artificielle. C'est sous ce rapport qu'il incline de préférence vers la constitution monarchique... Mais il ne faut pas aller jusqu'à soutenir qu'un État chrétien doit condamner la République partout et toujours, sans restriction. Cette jurisprudence et ces théories politiques absolues sont précisément ce qu'il y a de plus opposé au sentiment chrétien et à l'esprit religieux. » — Cf. Philosophie de la vie, II, p. 286 : « Ce ne serait pas seulement une exagération, ce serait une complète erreur, de considérer l'Etat républicain comme exclusif de l'idée chrétienne que tout pouvoir vient de Dieu. Tout ce qu'on i)eut affirmer, c'est que le christianisme incline plus à la forme de la monarchie héréditaire, sans pourtant répugner aux autres. >»

à. Philosophie de la vie, II, p. 332-333.

cette monarchie par Tinstitution d'un système de classes, de corporations, qui seraient les vrais représentants de la nation^; et « cette distinction juste et chrétienne des classes entre elles, expliquet-il, obtiendra chez tout esprit raisonnable la préférence sur Fétat constitutionnel, pénible élaboration reposant sur Téquilibre des pouvoirs^ ».La distinction des classes, pour Schlegel, est un phénomène concret, une donnée de la vie ; la division des pouvoirs est une idée abstraite, absolue. Tout dans sa pensée, tout dans sa croyance, se ramène à la lutte contre l'absolu ^ ; et lutter contre Tabsolu, c'est lutter pour Dieu, puisque l'histoire est un conflit entre l'idolâtrie politique et le règne de Dieu.

Aussi Schlegel ne permettra-t-il pas à l'absolu de se draper de la majesté de Dieu : « Le plus grand danger de l'époque, déclare-t-il, réside dans les écarts de l'absolutisme, qui pourrait abuser des principes religieux^. » Le mot vise la Sainte- Alliance, apparemment. Même au service de Dieu, l'absolutisme était abhorré par Schlegel : a II faut bien se garder, disait-il encore, d'attacher à l'autorité divine des souverains de la terre, l'idée de l'absolu; idée si dangereuse en elle-même, et si féconde en erreurs déplorables, qu'il n'est même pas possible de l'attribuer à Dieu, sans donner

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