Allf/'imeine deulsche Biographie, XXII, p
3. Voir, sur celte correspondance, Varnhagen von Ense, Denkwûrdiykeiten des eit/neii Lebens, VIII, p. 524-526.
4. On trouve un très joli portrait de Gentz sous la plume de Varnhagen von Ense dans son livre : Denkumrdifikciten wid Vcnnischle Schriften.
V, 1). 1-37. Cf. Philarète Chasles, Eludes sur VAllemayne ancienne el moderne, p. 320-334 (Paris, Amyot, 1854). — On trouvera dans Gôdekc-Gœtze,
VI, p. 189-194, tous les renseignements bibliogi-aphiques sur Gentz.
pensable à la sécurité des puissants.. Au nom de cette idée que toute réforme, dans l'Eglise comme dans TEtat, doit venir des autorités constituées, il condamne le protestantisme^; mais, pour luimême, malgré les instances de MûUer^, il reste protestant. « Jamais la religion, écrit-il à Millier, ne sera rétablie comme foi, si elle n'est pas d'abord, auparavant, rétablie comme loi. Car c'est seulement comme loi qu'elle peut fonder une foi d'obéissance, même chez ceux-là qui étaient ou sont devenus réfractaires pour la foi directes. » Tel est le principe, dont on ne saurait dire s'il dénote plus de dédain pour l'idée religieuse ou pour l'intelligence humaine ; il ravale la religion à n'être qu'un outil de gouvernement : libre à l'Eglise de réclamer la foi directe; ce que l'Etat de la Sainte-Alliance veut procurer à l'Eglise, c'est la foi d'obéissance, commandée par la légalité.
Adam Mûller est aux antipodes de son ami. Il lui explique ce qu'est la foi, quelles en sont les connexions avec l'ensemble des choses humaines, et de quel droit elle doit pénétrer dans toute la vie sociale. Gentz proteste, il crie au paradoxe: « Vous désirez la foi aux plus profonds mystères de la révélation, réplique-t-il à Muller, et cela dans un siècle où c'est presque seulement encore par procédé ([u' on pose Dieu^. » Sans sourciller, le mot est lâché; il définit, avec une inconsciente crudité, la politique religieuse de Gentz: Dieu,