Briefwechsel, p. 233. .'i. lirieftrpchsel, p
4 Briefwechsel, p. 276.
â84 Censée CATtaoLiQtîE fct pensée ALLEMANbË
pour la Sainte-Alliance, est une donnée, et c'est « par procédé » qu'on « pose » cette donnée ; et ce sera tant pis pour Dieu, pour le Dieu de TEglise, si ce genre d'exploitation nuit à sa popularité, et si, fragile comme une hypothèse, il devient ensuite importun comme un gendarme. Mûller, au contraire, n'introduit pas Dieu « par procédé» ; il le salue comme Fauteur et la cime de toutes choses, comme celui dont tout dérive; et son système philosophique et politique n'est en quelque sorte que ridée de Dieu en acte*. Alors Gentz s'eflFraie de tant de métaphysique :
Vous m'apparaissez, signifîe-t-il à MuUer, comme un homme qui, perché sur une haute tour isolée, inaccessible, offrirait un somptueux régal auquel de temps à autre il convierait les spectateurs d'en bas. Le prince (Metternich) et moi ne demandons pas mieux ; mais comment venii; jusqu'à votre tour? Vous n'auriez tout gagné que si vous pouviez nous faire comprendre que toute vraie science, toute pénétration dans la nature, toute législation, toute constitution sociale, môme toute histoire, estTœuvre d'une révélation divine et ne peut venir que de là^.
Mais Gentz est bien convaincu que Millier ne prouvera rien, et que, pour faire régner Dieu dans la mesure où il sied qu'il règne, les expédients bureaucratiques de la Sainte-Alliance vau-
i. JJriefwechsel^ p. 233. — Cf. p. 333, où Mttller se défend d'avoir abusé de l'idée triiiilaire : que tout véritable effet ait une triple cause, expliquet-il, et que, d'après cela, l'auteur divin de toutes les bonnes choses humaines ne soit pas un producteur éloigné ou préhistorique, mais immédiat, cette seule vraie exposition de la loi de causalité s'impose trop à la philosophie pour ne point devenir en quelques dizaines d'années l'opinion dominante des meilleurs penseurs en Europe.