‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 28 sur 215 · Wolfsgruber, op. cit., p. 635 ot suiv · texte numérisé non relu

Wolfsgruber, op. cit., p. 635 ot suiv

2. Dans son mémoire sur l'état de la monarchie autrichienne, dès 1765, Joseph II expliquait : « Je crois quon ferait une action méritoire si, entre vingt couvents, on en réformait un pour tenir plus d'ecclésiastiques répandus dans le pays, où actuellement nous en avons en plusieurs endroits un grand manquement. » {Maria-Theresia und Joseph II, III, p. 351.)

3. Voir à ce sujet les explications de Ileinke dans W'olf^gruber, op. cit., p. 273,

t^feËRONiUS ET JOSEPH il ÔÔ

vront l'enseignement canonique^ Riegger, Eybel, Pehem, qui font autorité dans TAutriche d'alors en matière de droit canon, sont des laïques.

Riegger, disciple des Jésuites en son enfance, de la franc-maçonnerie en son âge mûr, donne, en 1769, sous le titre : Conspectus juris ecclesiastici, le premier bréviaire systématique du droit canon nouveau-. 11 forme un disciple, Eybeb^, élevé chez les Jésuites, lui aussi, mais destiné à devenir Tun des champions les plus tenaces et les plus aventureux de l'absolutisme princier ; V Introduction au droit ecclésiastique des catholiques^ publiée par Eybel en 1774, et les théories que développaient ses élèves ecclésiastiques au sujet du droit religieux en matière matrimoniale*, firent scandale, même à la cour, et donnèrent lieu à une série de polémiques à la suite desquelles Eybel cessa d'être professeur^; mais il demeura bureaucrate et ne perdit rien de son crédit. Pehem^, qui lui succéda dans sa chaire, donna, de 1782 à 1794, plusieurs manuels qui furent honorés, en 1792, d'une sorte d'apostille officielle : longtemps, à Vienne, le prêtre et le fonctionnaire qui tiendront à penser correctement prendront les œuvres de Pehem pour catéchisme.

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