Wolfsgruber, op. cit. , p
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cupations de l'empereur, et la quantité de luminaire à laquelle avaient droit ces pieux ossements était, par ordre impérial, soigneusement fixée. On eût dit que Joseph II, roi de l'Eglise militante *, prolongeait sa souveraineté, par des ramifications imprévues, jusque sur l'Eglise souffrante et jusque sur l'Eglise triomphante: aux âmes du purgatoire, il marchandait les indulgences; aux dépouilles des élus, il marchandait lalumière. A plus forte raison devait-il se reconnaître le droit, sur terre, de marchander aux curés et aux sacristains leurcasuel^. Soucieux, en bon économiste, d'éviter tout gaspillage, il lui déplaisait qu'on dépensât du bois pour faire des cercueils, et il finit par édicter que les morts seraient enterrés dans de simples draps ^. C'était choquer les usages, la piété des familles ; mais que valent les usages contre une observation rationnelle? Et la piété, dès qu'elle encourt le blâme de l'économie politique, n'est-elle pas une superstition? Il dut pourtant, au bout d'un an, retirer cet édit : la force des mœurs, ce jour-là, fit capituler la tyrannie de la loi.
1. Wolfsgruber, op. cit., p. 707 et siiiv. — On trouvera une longue énuniération de toutes les mesures liturgiques de Joseph II dans Rôsch, loc. cit., 1904, p. 249, n. 2.
2. Voir au sujet du casuel, pour les mesures prises dès le temps de Marie-Thérèse. Roscli. loc. cit., 1904. p. 00.