‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 57 sur 215 · Sicherer, op. cit., p. 38 et · texte numérisé non relu

Sicherer, op. cit., p. 38 et

NAPOLÉON ET l'ÉGLISE d'aLLEMAGNE 99

cet égard les droits des évêques^ impose jusque pour les moindres détails la nécessité du placet ^. Pèlerinages, processions, exorcismes, sont restreints ou prohibés; défense est faite de raconter des miracles du haut des chaires ^. Pour que rien ne manque à la ressemblance entre le gouvernement de Montgelas et celui de Joseph II, le Tyrol bavarois se soulève, comme s'étaient soulevés les Pays-Bas autrichiens; et c'est l'un des premiers soins d'André Hofer, dans son insurrection démocratique, de restituer les biens d'Eglise, de restaurer l'intégrité de l'enseignement ecclésiastique à Brixen et à Innspruck, de faire la chasse aux livres anticatholiques ^. L'absolutisme d'Etat, tel que l'exerce Montgelas, enlève à l'Eglise la formation de ses prêtres, la collation de ses charges, la liberté même d'édifier ses fidèles : l'Eglise est dans l'Etat, et l'Etat est chez elle. Le prince-évêque de Wurzbourg pouvait écrire à Pie VII, dès 1803 :« L'autorité épiscopale, par suite de la sécularisation, est presque complètement disparue et réduite presque à rien \ »

Ainsi, moins de vingt ans après qu'au Congrès d'Ems les cimes de l'épiscopat germanique

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