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Nôrber, loc. cit., XII, p

122 DU JOSÉPHISME AUX CONCORt)AtS

un autre coin du grand-duché, les paysans frondeurs qui, depuis plus de cent ans, sous le nom de Salpeterer, défendaient leurs traditions démocratiques contre Tabbaye de Saint-Biaise et la maison d'Autriche, se groupaient en une sorte de petite Eglise, pour repousser, au nom de leur attachement à Rome, les curés que leur expédiaient Wessenberg et le Gouvernement badois^ Un certain nombre de prêtres, aussi, se montraient rétifs aux innovations qu'on leur ordonnait de Constance, et protestaient contre ce qu'ils appelaient le « sultanisme » de Wessenberg- ; Wessenberg, alors, recourait au bailli du village, pour contraindre ces prêtres à annoncer, du haut de la chaire, les volontés du vicariat général^. Mais, en 1814, le Saint-Siège intervint : en toute souveraineté, il détacha de la juridiction de Wessenberg les territoires suisses qui s'y trouvaient englobés^, et pria Dalberg de nommer un autre vicaire général pour les territoires allemands sur lesquels régnait Wessenberg : Dalberg fit la sourde oreille, et chercha même des combinaisons pour s'assurer Wessenberg comme successeur 5. Il le dépêcha au Congrès de Vienne pour « aviser

1. Sur les Salpeterer, voir Hansjakob, Die Salpeterer, eine politisehreligiôse Secte aufdem sudôstlischen Schwarzwald (Fribourg, Herder, 1896). Ce ne fut qu'après 1845, sous l'épiscopat de Vicari, que les Salpeterer consentirent, peu à peu, à accepter des curés nommés par l'archevêque de Fribourg et le Gouvernement badois ; il y eut là un phénomène absolument identique à notre « petite Eglise ».

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