Sicherer, op cit., p
née par son ministre*, et Ton continua d'épiioguer entre Rome et la Bavière 2, jusqu'à ce que Ton tombât d'accord, en 1821, sur la déclaration de Tegernsee^, par laquelle le roi de Bavière promit, en termes embarrassés, que le Concordat à lui seul, pris en soi, aurait la valeurd'une loi de l'État, et que les garanties qu'il accordait à l'Eglise catholique ne pourraient être diminuées ou restreintes par les stipulations de TEdit de religion*. Cette exégèse, signée d'un paraphe royal, était un chef-d'œuvre de subtilité : la Curie s'en pouvait dire satisfaite, et les légistes, d'autre part, y trouvaient de multiples occasions d'épiloguer; mais c'était déjà beaucoup, pour Rome, d'avoir fait reconnaître en principe la vertu législative intrinsèque du Concordat, et d'avoir obtenu, pour TEglise de Bavière, quelques compensations matérielles à la perte de ses biens''; il appartenait aux évoques et il appartenait aux fidèles de considérer ces faits comme acquis, et d'en profiter. La Prusse, de son côté, dès 1815, s'était essayée
1. Lerchenfeltl, qui avait combaUu le Concordat, fut lun des plus énergiques à provoquer ce désaveu, au risque d'entraîner une rupture définitive avec Rome. Voir Lcrchenfeld, op. cit., p. 20-21 et 84-90.
2. Sicherer, op. cit., p. 319 et suiv., et p. 108 et suiv. des Annexes.