‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 71 sur 215 · Sicherer, op. cit., p · texte numérisé non relu

Sicherer, op. cit., p

4. Le prince héritier, le futur Louis !•', était hostile, lui, à cet «édit de religion», et dès cette date se montrait propice aux susceptibilités catholiques. Voir sa correspondance avec Lerchenfeld, dans Lerchenfeld, op. cit. p. 15 et 09 et suiv.

:"). C'était aussi beaucoup, pour Rome, que, dès le 2 février 1817, Montgelas eût été disgracié, sans doute à l'instigation du prince Louis. L'une des premières suites de cette disgrâce était la rentrée à Munich, où bientôt il devint le premier vicaire général de l'archevêché nouvellement créé, du prêtre Joseph Klein, expulsé six ans auparavant sous Tinculpation d'avoir composé une prière pour Pie VII, jugée séditieuse à l'endroit de Napoléon (Joh.-B. Stillbauer, Joseph Klein, ersler Generalvikar des Erzbistimms Mùnchcn- Freising {Frankfurter Droschàren, XIV, p. 238-239 et 203-254. Francfort, Fœsser, 1893).

LA RÉORGANISATION DE l'ÉGLISE 143

à causer sérieusement avec le Pape; Niebuhr, rilluslre historien, avait été envoyé à Rome comme ministre*, et la bureaucratie berlinoise, en lui traçant sa ligne de conduite, excluait formellement toute idée de primalie allemande : Wessenberg avait pu trouver des échos à V^ienne, mais non point à Berlin. « Au point de vue catholique, disait le ministre des Cultes Altenstein, les conceptions de Wessenberg sont un non-sens {eiîi Unding) » , et il estimait que, môme au prix de grands sacrifices, il fallait traiter avec Rome 2.

On eût fort surpris le premier roi de Prusse^ ou son successeur le roi-sergent^, encore que dans sa garde géante il eût beaucoup de catholiques"^, si Ton eût pu leur faire entrevoir que, moins de cent ans après eux, un Hohenzollern permettrait à ses diplomates de qualifier Y « Antéchrist » de Très Saint-Père, et chercherait à « établir ses relations avec lui plus solidement que jamais^> ».

\. Voir, sur Niebuhr (177ô-i831), l'ouvrage intitulé : Lebensnachrichten ûber Barthold Georg Niebuhr^ 3 vol. (Hambourg, Porthes, 1838); et, spécialement sur son séjour à Rome, le tome II, p. 176-512.

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