Janssen, op. cit., I, p
d'être un croyant. Il se mit, avec sa femme, à lire Fénelon, François de Sales ^ ; mais une autre lecture leur était réservée, la lecture prolongée, affectueusement détaillée, d'une âme de femme qui fut en son époque Tun des plus beaux livres de christianisme vivant.
A' Munster séjournait alors une femme d'esprit affiné, portant un nom illustre en Europe ; c'était la princesse Gallitzin ^. Elle avait promené son âme à travers les diverses confessions chrétiennes, et même en dehors de toutes confessions ; elle était devenue femme philosophe, en France, pour avoir les leçons de Diderot"^; à La Haye, elle s'était mise à l'école du philosophe sensualiste Hemsterhuis^; sa conscience ensuite s'était laissé gagner par l'influence pénétrante du philosophe Jacobi^ et du mystique protestant Hamann, le «Mage du Nord», dont elle avait fait disposer le cercueil dans son jardin S; et puis elle s'était refaite petite fiUe"^ pour entendre les catéchismes que prêchait aux enfants de Munster le pieux pédagogue Overberg ; et comme elle avait, depuis 1786, retrouvé la foi catholique en la rapprenant "7, son salon de Munster était en quelque sorte un ves*