Galland, op. ci7.,p
7. Sur révolution religieuse de la princesse, voir Galland, op. cit., p. 50-70. — La princesse, hantée par l'idéal du directeur tel que le définit V/ntroduction à la Vie dévote, demanda à Overberg, en 1789, d'être le conseiller quotidien de son âme (Galland, op. cit., p. 127-128). — Sur Overberg, voir ci-dessous notre chapitre ii.
tibule de TEglise romaine, en un siècle où les salons remplissaient peu cet office.
« Si Fénelon avait laissé une fille lui ressemblant, disait Stolberg, elle serait comme la Gallitzin. Elle est à son aise avec son Dieu, ne vivant que pour lui et dans lui^ ». — « Ses lettres, reprenait la comtesse de Stolberg, font du bien comme la visite d'un ange-. » Elles inclinaient Stolberg vers la vieille Eglise, et déjà d'inquiètes aspirations se faisaient jour en lui, lorsque survint une émigrée française, qui devait exercer l'action décisive.
Elle s'appelait Anne-Paule-Dominique de Noailles, marquise de Montagu^. Elle venait de fonder, en Allemagne, l'Œuvre des Emigrés^, pour procurer quelques tricots, quelque argent et quelques vivres, à ces hommes sans terre que les cours et les aristocraties européennns traitaient en parents pauvres, malheureux déracinés à qui leurs titres et même leurs noms devaient paraître ironiques, puisque ces noms et ces titres, empruntés à leurs domaines, étaient l'unique et platonique survivance de leur fortune passée.
M"'' de Montagu implorait l'Europe pour eux ; Stolberg, en Allemagne et en Danemark, lui servit d'écho^. Entre elle et le ménage des Stolberg, une intimité très étroite se noua^; et la charité laborieuse, parfois héroïque, de M™^ de Montagu,