Auguste-Guillaume Schlegel, Poeiische Werke, I, p
croire, alors, qu'il allait se faire catholique : il recommandait à la Vierge Marie Tâmedela petite AugustaBœhmer^;rAnnoncialion2, laViergedesSept Douleurs'^, rAssomption ^, lui inspiraient des sonnets tout parfumés de piété ; mais l'ascendant de M'"'' de Staël le retint dans la Réforme. Il écrivait encore àMathieudeMontmorency, en 18H, que le culte protestant ne répondait pas à son cœur, et qu'en se prosternant devant la chapelle de Notre-Dame des Ermites, il avait entendu un appel ^... Avec le temps, Tappel s'assourdit, et lorsque, en 1827, le baron d'Eckstein, à Paris, imprimera dans son journal que Schlegel est « à demi catholique », l'ancien chantre de l'Eglise sautera sur sa plume et publiera une brochure entière pour démentir cette opinion comme une calomnie ^. C'est ainsi que les deux Schlegel, dont la jeunesse s'étsiit pareillement dévouée au service des dieux de l'Olympe et qui l'un et l'autre avaient quitté ces dieux, mourront, l'un, en 1828, catholique intransigeant et satisfait, l'autre, en 1842, protestant tiède et mécontent ; mais leurs deux consciences, si différemment traitées par la destinée, étaient l'une et l'autre des pupilles du romantisme, puisque, en définitive, c'était le romantisme qui avait amené Frédéric au catholicisme, et le roman-