PRÉFACE XXIX
dans le profond pêle-mêle politique qui présentement règne en Allemagne. Pour cela il est souhaitable que le clergé évangélique n'arrive point à sentir qu'il est sacrifié à des considérations politiques et menacé dans son indépendance morale. 11 est temps de se souvenir que la fonction d'évôque suprême, d'après le concept évangélique, n'est rien de plus qu'un service rendu à l'Eglise par la puissance et l'amour du souverain évangélique, service qui ne doit point être transformé en un césaropapisme byzantin ^ »
M. Beyschlag, pourtant, est un chaud partisan des églises d'État.
Victime de ce césaropapisme, le mouvement évangélique social devient de plus en plus étranger à l'Église ; le congrès ecclésiastiquesocial, que M. Stocker réunit à Cassel en avril, n'a groupé qu'un petit nombre de fidèles; le congrès « évangélique-social » de Leipzig, qui s'est tenu l'été dernier, laissait à l'élément laïque une hégémonie croissante et ressemblait, par le sujet et le ton de ses discussions, à une conférence d'économistes; le journal quotidien du pasteur Naumann, la Zeit^ vient de cesser sa publication ; l'idée « nationale-so-
lî Chronik, 1897, p. 289.