LÀ VIE PROTESTANTE '. EGLISES OFFICIELLES ET SECTES
Complexité d'aspects de la vie protestante 276-277
I. — Luther donne un rôle à l'Etat dans la réforme de l'Eglise ; les réformateurs font appel à l'intolérance de l'Etat ; le système du territorialisme en résulte. — Au XIX* siècle, l'Etat, devenu tolérant, ne règne plus pour l'Eglise évangélique, mais aspire toujours à régner swr elle : prétentions de Frédéric-Guillaume III. — Réveil des idées d'autonomie ecclésiastique en Prusse rhénane et Westphalie : le règlement de 1835. — Velléités généreuses de Frédéric-Guillaume IV. — Avènement du parlementarisme : le Parlement aspire à partager l'hégémonie du souverain sur TEglise. — La nouvelle constitution de l'Eglise prussienne (1873-1876) est un compromis entre les désirs d'organisation synodale et les prétentions du Parlement. — Critiques dont cette constitution est l'objet : depuis la fin du Kult-drkampf^ l'Eglise évangélique est moins libre que l'Eglise catholique. — La motion Stôcker-Hammerstein tendant à l'afifranchissement de l'Eglise évangélique (1886). — Relations de l'Etat avec l'Eglise évangélique dans les divers Etats d'Allemagne : la Landeskirche est une église d'ancien régime, un archaïsme ; et l'habitude
de faire appel à l'Etat porte préjudice à la vitalité de Pages. lEglise évangélique.— L'Etat tolère des audaces théologiques qu'une organisation synodale, devenue maîtresse des universités, pourrait gêner : de là l'attachement de beaucoup de théologiens a incroyants » au
système de la Landeskirche 277-298
II.— L'Allemagne compte vingt-six églises évangéliques officielles. — Liens récents établis entre ces églises
— La Landeskirche peut-elle devenir une Volkskirche ?
— Question préalable : quel est l'état des communautés paroissiales ? — Indifférence et esprit d'hostilité à l'Eglise dans les villes. — Les campagnes : dans beaucoup de régions, le christianisme évangélique est sans prise sur l'âme du paysan; négligence des fidèles à lire la Bible de Luther, d'ailleurs tombée en quelque discrédit ; inefficacilc des prédications de morale ; rôle insignifiant des conseils laïques de communauté ; désuétude de la pratique religieuse, surtout depuis la loi sur l'état civil. — Gomment « épurer » les communautés de tous les éléments irréligieux ou indifférents qu'elles contiennent? — On n'a d'autre critère, pour apprécier l'appartenance d'un citoyen à la communauté évangélique, que son inscription ou sa noninscription sur les registres du percepteur en vue de l'impôt du culte. — Découragement des pasteurs; diminution du nombre des étudiants en théologie 298-318
iiï. — Les œuvres : la Mission intérieure. — La théologie évangélique, le piétisrae et le rationalisme, passèrent outre à la doctrine de Luther sur les œuvres. — Wichern : son but dans la fondation de la Mission intérieure. Activité variée de cette Mission. — Originalité de l'organisation de la Mission Intérieure : le Vereinsgeistliche, les diaconesses, les frères. — M. de Bodelschwingh et les œuvres de Bielefeld : une cité d'épileptiques. — Action de MM. de Bodelschv^^ingh et de Massow contre le chômage elle vagabondage; leurs appels à l'Etat. — La Mission urbaine à Berlin : ses services religieux spéciaux pour les différentes professions. — Rapports entre la Mission intérieure et les églises officielles : peut-elle s'y absorber, se fondre dans les communautés? — Réserves constantes du luthéranisme pur à l'endroit des œuvres 313-334
IV. — Mouvement centrifuge qui ;^ousse les âmes sur les confins des Eglises officielles ou hors de ces Eglises. — Les communautés : Spener, Francke, les
Père» du Wurtemberg, ressuscitèrent la vie dans l'éta- Pagei blissement luthérien. -- Les communautés dans la vallée de la Sieg. — Les communautés dans le Wurtemberg : Werner. — Les sectes séparées. — Les Frères Moraves : leur zèle pour la diffusion de l'Evangile. — Attraits et coutumes des sectes. — Services qu'elles ont rendus à l'Eglise en échange de ses défiances 334-344
V. — Importance des personnalités religieuses dans le protestantisme. —Mais ces personnalités, capables de se faire à elles-mêmes leur christianisme, se dérobent à l'Eglise officielle. — Comment l'Etat maintient l'établissement de l'Eglise officielle et paralyse en même temps le développement logique du protestantisme. — Si l'Etat faisait retraite, qu'adviendrait-il, et de cet établissement, et de cette évolution? 344-348