TI
qu'à TalTaire de Cologne'... Mais le roi de Prusse avait des responsabilités qui ne lui permettaient pas de s'adonner avec la même désinvolture à des divertissements orudits. Niebuhr, prédécesseur de Bunsen, blâmait avec vigueur la politique berlinoise^, et le prince héritier lui-même, dans ses lettres à Bunsen, s'emportait contre les « faiseurs » de Berlin, qui laissaient « marcher les choses si mal, si misérablement, si inconsidérément, si inintelligemment-^ ». Ainsi les amis de Bunsen rejetaient la responsabilité sur les bureaux, et les bureaux, de leur côté, avaient provoqué le rappel de Bunsen : en face deTEglise, les forces de l'Etat se divisaient, et les trois sonnets, otfensants pour le Saint-Siège ^ dans lesquels Bunsen se flattait d'avoir, en face du Vatican, installé la Béforme sur le Capitole, étaient pour Frédéric-Guillaume une insufiisante consolation. Ce n'était pas Droste, mais Frédéric-Guillaume, qui avait transformé une affaire diocésaine en affaire européenne, et ce n'était point la faute à Droste, mais à Frédéric- Guillaume, si le Pape avait été induit à parler, Gœrres à écrire, et tout le clergé d'Allemagne mis en mesure délire et mis en demeure d'écou-