‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 113 sur 236 · Karl Mœller, op. cit., I, p. 336 etpassim · texte numérisé non relu

Karl Mœller, op. cit., I, p. 336 etpassim

aucun appui dans l'opinion catholique, et qu'ils avaient cessé, même, d'être considérés. Que Grégoire XVI nommât des administrateurs épiscopaux, qu'il révoquât 1 Hiisgen, et les Rhénans applaudiraient. L'intransigeant Laurent poussait le Saint- Siège à des mesures extrêmes : le chapitre de Cologne était disqualifié parles fidèles de Cologne, et Rome avait l'occasion d'une victoire facile.

Partout en Prusse la lutte s'engageait, devancière d'autres victoires. La Pologne prussienne, la Silésie, étaient à leur tour secouées ; la lourdeur de main de la bureaucratie prussienne avait placé les évêques, partout, face à face avec leur devoir, sous la lumière crue d'un grand exemple; et il ne dépendait plus du roi de Prusse d'éteindre cette lumière. On avait pensé mettre Droste sous le boisseau ; il était sur le chandelier.

Les ordinaires de Paderborn et de Munster, dès le début de 1838, retirèrent, d'une façon discrète mais formelle, l'engagement qu'ils avaient pris, vis-à-vis de l'Etat, d'appliquer dans leur diocèse la convention de 1834. L'archevêque de Posen, Martin de Dunin, avait commencé de s'inquiéter, durant les premières querelles entre Droste et le ministère ; il avait demandé au roi la permission de modifier la coutume suivie dans son diocèse, d'après laquelle les curés bénissaient les mariages mixtes sans réclamer des fiancés aucune promesse-. Sur un refus du roi, il écrivit à son clergé, le 28 janvier 1838 :

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