Rosenthal, Konvcrtitenbilder, I, ii, p
0. Martin Deutinger, Grundlinicn einer positiven Philosophie als vorlfiufifier Vcrsuch einer Zuriickfiihrun// aller Theilc der Philosophie aiif christlichc Principien, tomes V et VI (Ratisbonne, Manz>.
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pour Deutinger, sont les deux points culminants de la civilisation : sans la révélation, Tldée n'est qu'un besoin, une aspiration vers un but obscur; la révélation aidant, l'Idée devient une vision, et cette vision est créatrice de l'art. Ainsi survenait Deutinger, pour expliquer et consommer l'alliance formelle entre les derniers romantiques et l'orthodoxie catholique : l'esthétique même invitait l'art à devenir le dévot de la révélation'.
Passant au domaine de l'histoire, on y saisit pareil phénomène. Les études historiques, depuis un deaii-siècle, offraient le spectacle de chercheurs protestants rendant hommage à l'Eglise romaine du moyen âge. Jean de Mûller, le grand historien suisse, avait dès 1782, dans son petit volume sur les Vof/agps des Pape^, célébré les pontites d'antan comme interprètes de la morale et sauveurs du bon droit ■^; le Prussien Henri Luden, son disciple, — le même qui professait dans lénasur les gloires historiques de l'Allemagne au moment oii nos armées occupaient cette ville, — avait pris le parti de la hiérarcliie romaine contre les Césars germaniques, dans les copieux volumes de son Histoire du peuple allemand''; Raumer^, l'évocateur des
1. Sur lesthétique de Deutinger (cf. ci-dessus, p. 85), voir Edward V. Hartmann (Ausi/ewdhlte Werke, III, p. 169-198). Le philosophe Hartmann témoifîne une très grande estime pour l'esthétique de Deutinger. et explique (p. 173) que si Deutinger est tombé dans l'oubli, c'est sans doute à cause de la défaveur systématique dont sont l'objet, en beaucoup de milieux allemands, les essais des écrivains catholiques.