‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 136 sur 236 · Pastor, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Pastor, op. cit., I, p

meure par Frédéric-Guillaume IV, leur collègue en majesté.

Les Boisserée, durant leur long apostolat, avaient cherché pour l'art gothique les suffrages de l'intelligence allemande; Reichensperger, lui, cherchait et trouvait les suffrages du peuple. « Qu'ont fait les universités et académies allemandes, demandait-il, pour la construction du dôme, ce canon de l'architecture allemande médiévale ? Elles ont eu trop à faire avec l'œuf d'Hésiode, les momies égyptiennes, les vases étrusques, et les pierres des légions romaines, pour penser aux cathédrales gothiques ^ » Ainsi disait-il, tournant le dos à l'Allemagne humaniste pour se jeter avec confiance vers l'Allemagne populaire; il parlera de même, cinquante ans durant ; il consacrera tout un deini-siècle d'éloquence à redire que l'art ne doit pas être « une sorte d'article de luxe pour la classe riche et distinguée, comme des huîtres ou du caviar », mais un élément de la vie profonde du peuple^; et en 1891 M. Paulsen, le professeur de philosophie de l'Université de Berlin, lui écrira ces lignes significatives: « Vos discours et vos écrits, qui depuis un demi-siècle visent toujours au même but, ont ouvert une brèche, que le classicisme, la bureaucratie, le philistinisme de la culture, ne parviendront pas à fermer: l'art chose du peuple, sortant de la vie populaire et travaillant pour le peuple,

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