Pfijlf. oj). cil., I, p. 288 et 293-29G
apportaient au roi de Prusse, avec ces doléances de la Diète rhénane, les observations de Geissel et d'Arnoldi, et môme une brocliure de critiques, écrite à l'instigation des deux évêques, contre cet inquiétant code pénal : alors, l'action parallèle de l'Eglise et de l'opinion faisait réfléchir le Cabinet de Berlin ; le ministre des Cultes Eichhorn, le jurisconsulte Savigny, informaient Geissel que le projet était remis à l'étude; et le catholicisme rhénan rentrait dans le calme, — un calme vigilant'. L'année 1845 ramenait une session nouvelle de la Diète rhénane : on y parlait des mariages mixtes, des obligations religieuses des soldats, de la partialité de la censure contre les catholiques, et derechef, enfin, de la dotation de rEglise.>. Lorsque, au début de 1848, les députations des diètes provinciales, ofticiellement réunies à Berlin, eurent a délibérer, une fois de plus, sur un projet de code pénal, on vit tous les membres catholiques, déférant aux critiques du jurisconsulte Ferdinand Walter, voter encore, à l'unisson, contre les ai'ticles relatifs aux ecclésiastiques : Geissel encourageait ce mouvement d'opinion, le soutenait de ses propres démarches ; et le Cat/ioliqne de Mayence appelait à la rescousse des protestations laïques Tépiscopat prussien tout enlier^ lorsque les événements de mars 1848 écartèrent l'urgence du péril. C'est aussi dans les années qui précédèrent 1848 que s'inaugurèrent en Prusse les débats, qui semblent voués à ne jamais finir,