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feste , et, d\in peu partout, dans le grand-duché, on réclamait des synodes pour l'élaboration de ces réformes.
C'est ainsi que les deux courants, dont Tun minait le célibat, dont l'autre sapait la liturgie, confluaient en un courant synodal, qui mettait en péril la constitution môme de T Eglise. Hurter, de son évêché protestant de Schalï'ouse, voyait nettement ce danger : après une causerie qu'il eut en 1837 avec l'archevêque Demeter, de Fribourg, il écrivait :
Il n'y avait pas besoin d'un don de divination particulière pour voir qu'il ne s'agissait pas de synodes dans le sens de l'Eglise catholique, tendant à l'afîermissement dans la foi, à l'union des docteurs et des pasteurs dans le devoir, au renouvellement de la discipline, à la suppression des abus, mais que ce dont il s'agissait, c'était d'introduire par contrebande, dans l'Eglise, le pi-incipe démocratique. Ces synodes seraient ce qu'est la seconde Chambre dans l'Etat. Je lis remarquer à l'archevôque que le jour d'un tel synode marquerait l'extinction de ses droits et de sa dignité, qu'il aurait à porter, outre les chaînes de l'Etat, la corde que lui mettraient au cou les ecclésiastiques radicaux '.
Le malheureux Demeter avait compris le langage d'Hurter, et, mieux encore, le bi'ef de Grégoire XVI contre l'agitation synodale, bref qui lui avait été transmis, à Tinsu de la bureaucratie badoise, par le môme Hurter, de la part de la nonciature de Suisse. Etrange époque, oiiun « évéque » protestant faisait à un archevêque catholique les commissions de Rome 2 ! Mais Demeter, au lieu