‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 162 sur 236 · Huitcr, hurter und seine Zeit, I · texte numérisé non relu

Huitcr, hurter und seine Zeit, I

V.'. Hurter, op. cit., I, p. 3'28. — Ce qui n'était pas moins singulier, c était de voir, en novembre 1839, Demeter supplier Hurter pour que le

d'exercer son autorité disciplinaire de pasteur, avait demandé l'appui de l'Etat contre les prêtres réformistes ; l'Etat laissait écrire l'archevêque et laissait continuer les prêtres. « La plus grande partie du clergé badois, écrivait Hurter, a perdu le sens ecclésiastique ; et si l'archevêque voulait trop serrer les freins, beaucoup rueraient et se cabreraient 1. » A Schalfouse même, un ecclésiastique concubinaire nommé Fischer fondait une association pour développer dans le grand-duché l'agitation synodale 2; et c'était, en 1845,1e doyen même de Constance, Kuenzer, qui faisait voter par la Chambre badoise, conformément à une pétition d'ecclésiastiques, le rétablissement des synodes dans l'Eglise catholique. Quelques années auparavant, la Chambre wurtembergeoise avait émis un semblable vœu 3. La fermeté de Vicari,

consistoire protestant de Schafïouse se plaignît au grand-duché au sujet des réunions que les prêtres badois réformistes tenaient sur le territoire de Schaffouse (Id., op. cil., I, p. 332-3:{4) : « Ma i>lunie ne sèclie jamais, écrivait à Hurter le pauvre archevêque : jour et nuit, elle s'occupe des ministères pour les aiguillonner. Je suis moi-même, avec mon conseil, j)ieds et poings liés, presque sans droit de punition. Ils le savent, ces prêtres apostats. » Le baron de Rinck, correspondant badois de Hurter, déplorait que l'archevêque n'usât pas de sa puissance disciplinaire. Le nonce songeait à faire envoyer en Bade un légat extraordinaire pour sévir contre les concubinaires, mais il craignait que le Gouvernement ne s'y opposât. Et, de fait, en décembre 1838, la « section ecclésiastique » (Kirchi-nseclion), préposée par le Gouvernement badois à la surveillance de l'Eglise, refusait de céder au désir de l'archevêque (Hurter, up. cit., 1, p. 3?H, 329, 330, 332).

\. Hurter, op. cit., L p. 320-327.

2. Voir, sur cette fondation, Hurter, op. cit., L P- 32ô et suiv. La « section ecclésiastique » [Kirchensection) préposée par le Gouvernement badois à la surveillance de l'Eglise, était peu favorable à cette association, mais défendit à l'archevêque de l'interdire à ses prêtres. V.n dépit des plaintes qu'adressait Hircher au Gouvernement de la part de l'archevêché, les réunions se multipliaient, dans les doyennés, où l'on traitait des mariages mixtes, de la liturgie allemande, des funérailles catholiques pour les protestants (Hurter, op. cit., 1, p. 334).

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