‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 172 sur 236 · Kampe, op. cit., UI, p · texte numérisé non relu

Kampe, op. cit., UI, p

3. Kampe, op. cit., UI, p. 305-306, pour la Saxe ;— p. 332, pour Nassau; — p. 348-350, pour Bade (cf. Maas, uf). cit., p. 166) ; — p. 361-363, pour le ^Vurtemberg. — Sur l'état des Deutschkatholiken et les diverses législations les concernant, voir aussi un rapport très précis de Geissel, dans Pfùlf, Cardinal v. Geissel, I, p. 363 et suiv.

4. Ronge sera membre du Voritarlament de Hcidelberg et du Congrès des démocrates, de Francfort (Kampe, op. cit., IV, p. 198-199); — W'islicenus aussi prendra part au Vurparlavient sur 1 invitation de Robert Blum (Kampe, o/>. cit., Il, p. 173). — On retrouvera, dans la Chambre berlinoise de 1848, Uhlich, le pasteur « ami de la lumière >> (Kampe, op. cit., II, p. 166); — Behnsch, qui, dès le début du mouvement « catholique allemand », avait attaqué la conférence du chanoine Ritter sur le culte des reliques, et qui, de 1845 à 1848, publia un périodique mensuel intitulé : Fur cliristkalhulisches Lebcn, Materialiea :ur Gesclnchte der christ- . katholischen Kirche (Kampe, op. cit., I, j). 86 et 87); et Nées V(tn Esenbeck, leprofesseur de Bresiau (Kampe, op. cit., II,p.94). - Wigard, qui fonda la communauté « catholique allemande » de Dresde dans les premiers mois de 1845, sera membre de l'assemblée de Francfort, et en publiera le compte rendu sténographique (Kampe, op. cit., I, p. 134-137). — Loose, qui fut en "Wurtemberg l'un des messagers du « catholicisme allemand », sera l'un des chefs de l'insurrection dans le Palatinat et en Bade (Kampe, op. cit., II, p. 77). — Rapprocher, de ces faits, la déclaration du prédicateui

« catholique allemand » Dowiat, le 31 octobre 1848 : « Je nai jamai^ considéré le mouvement religieux que comme un moyen pour lagitatior sociale et politique. Maintenant le masque est jeté, et tout le mouvemen religieux est devenu inutile. » (Kampe, op. cit., IV, p. 205.)

LUTTES DANS l'ÉGLISE 309

gieux allant toujours s'atténuant, les « catholiques allemands » refuseront, en 1865, en leur Concile de Cologne \ de maintenir le dogme d'un Dieu personnel ; ils s'appelleront bientôt, en beaucoup d'endroits, les « libres religieux » {freireligiosen); et sous ce vocable, encore aujourd'hui, dans quelques grandes villes d'Allemagne, ils donnent satisfaction à la religiosité de certaines familles socialistes, chaque dimanche matin. On se groupe dans une salle, on entend une conférence ; avant et après, l'on chante ; et le refrain de ce pieux cantique répète que « l'humanité doit jouir ». Entre la fronde contre une relique et la déification de la jouissance humaine, vaste est le chemin parcouru ; et Jean Ronge ressuscité aurait peut-être quelque surprise en constatant qu'il existe une église où l'on se réunit pour narguer Dieu, et que cette église est son œuvre.

(( Là où maintenant deux hommes se rencontrent, ils parlent de sujets religieux. Qui est libraire, sait que toute la littérature est devenue religieuse et préoccupée d'histoire ecclésiastique-. » Ainsi parlait, en 1845, à la Chambre ba-

1. Sur la fin du niouveinent et le Cducilo de Cologne, de 18G5, voir Silbernagl. Die KirchnipolUisclwii und rclii/iosni ZusUhnh- im nruiizrhnlen Jahrhuudci't. p. 178-179.

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