Friedrich, Ignaz von Dœllinger, I, p
3 Auguste Roichensperger, Erinnerungcn an Kdvmrd lUtter r. Steinle, p. 15 (Francfort, Fœsser, l8:n). —Cf. la lettre de Steinle à Reichenspergor! du 6 février 1848 [Kdwnrd v. Steinle's Brieficechsel, II, p. .'iOO-liUl). Et Steinle rêvait d'un monument où Gœrres serait représenté au pied d'un portail gothique; la « mystique chrétienne » aurait son image dans les sculptures; aux pieds de Gœrres seraient les symboles des sciences; à côté de lui, saint Joseph avec l'équerre {Edward v. Steinle's /JriefwechseU I, p. 55 .
pris sa place, avec Arndt, avec Jacob Grimm, dans ce Parlement de Francfort où TAllemagne allait s'essayer à vivre ^ Moïse, du moins, était mort en vue de la Terre promise; Gœrres, que Gentz, autrefois, appelait un autre Moïse, succombait en vue des ténèbres. Mais trois jours après sa mort, le mois de février s'ouvrait, qui devait assurer à Tannée 1848 une figure unique dans l'histoire.
Avec la mort de Gœrres, avec la défection de Louis V% bientôt suivie de son abdication, s'achevait la période glorieuse de l'école de Munich : même au temps où elle avait trouvé un surcroît de force dans les sympathies royales, elle avait professé, fièrement, que l'Eglise ne doit souhaiter pour elle-même qu'une autonomie parfaite, sans privilèges olîensants. Du jour où les protestants bavarois avaient interprété comme un acte religieux, choquant pour leur conscience, l'ordre donné aux soldats de s'agenouiller devant le Saint Sacrement, Dœllinger, après avoir polémiqué contre eux, avait été le premier à déclarer qu'on devait avoir égard à leur susceptibilité'-. L'Eglise, non plus en Bavière qu'ailleurs en Allemagne, ne demandait aucune faveur, mais seulement le respect de son indépendance spirituelle^. Et de tout temps, pour obtenir ce respect, les publicistes de Munich avaient mis leur confiance dans le peuple, beaucoup plus que dans les souverains.