‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 201 sur 236 · Bericht, p · texte numérisé non relu

Bericht, p

qui s'y étaient déroulées sur la question religieuse et sur la question scolaire ; il termina par un conliant appel aux associations catholiques.

I/assemblée nationale est le premier corps politique, concluait-il. On lui doit respect et soumission ; mais, audessus d'elle, il y a la loi de l'opinion publique. Cette opinion publique, spécialement celle du peuple catholique, ce sont les associations catholiques qui doivent l'amener à l'état conscient, la fortifier, la diriger, mais aussi, là où c'est nécessaire, la modérer. S'il en est ainsi, si l'opinion publique est assez claire, assez forte, assez générale, assez unie, pour être réputée la voix du peuple catholique, elle trouvera dans l'assemblée la considération et les égards qui lui sont dus '.

C'est ainsi que les députés catholiques de Francfort invoquaient la souveraineté de l'opinion catholique, à laquelle ils rendaient visite à Mayence. Il avait suffi qu'en peu de mots des associations s'improvisassent et qu'on ménageât une rencontre entre leurs délégués, pour que les membres de l'assemblée de Francfort, de cette assemblée qui, elle aussi, avait été une improvisation, reconnussent dans l'opinion catholique une force et réclamassent d'elle un appui. L'année 1848 était propice à ces subites éclosions de puissances morales qui prenaient conscience d'elles-mêmes, qui n'étaient ni prévues par le droit constitutionnel, ni accréditées par les précédents de l'histoire, et qui, émergeant de l'anarchie contemporaine comme du chaos émergea la création, se préparaient à régner sur l'avenir.

Page 1