UcridU, \). 42 et suiv
l'année 1848 369
L'assemhlec de Mayence, sur le conseil de Lennig, s'abstint d'émettre des thèses sur les rapports que devaient avoir les associations catholiques avec la représentation populaire et avec les gouvernements : scrupuleusement, elle évitait tout ce qui pourrait donner à ces associations l'aspect ou l'allure d'unparti^: de môme qu'à Francfort les députés catholiques conservaient en toutes questions leur indépendance, ne se concertaient que pour la défense des intérêts religieux, et ne se montraient nullement désireux de fondera proprement parler une fraction catholique, de même l'assemblée de Mayence voulait s'élever audessus des querelles politiques.
Elle protestait contre la décision «très équivoque» prise à Francfort au sujet de l'Ftat et de l'Eglise, contre les conclusions ((pernicieuses» votées à Francfort au sujet de l'Eglise et de l'école, contre les propositions antireligieuses de certains députés, contre l'expulsion u des Jésuites, des Rédemptoristes et des Liguoriens-» ; mais là s'arrêtait son action politique, et l'assemblée stipulait, en termes formels, que les associations catholiques, comme telles, n'étaient hostiles à aucune forme de gouvernement'^.
Elle aimait mieux tourner ses regards vers le peuple que vers le Parlement : c'est là qu'elle sentait sa force, c'est là qu'elle mettait sa gloire.
1. « A l'éf^anl d'aucun i)arti, disait le jeune prêtre silésien Wick, nous n'avons de position hostile. » (Wick, op cit.. p. 71.)
2. Bericht, p. 98-99 et 1fil-lfi4. La question des Jésuites n'avait pas été touchée par Dœllinger dans son discours (Friedrich, lynaz von Dœllinyer, II, p. 431).