L'AFFRANCHISSEMENT DE L'ÉGLISE PRUSSIENNE. L'AFFAIRE DE COLOGNE
. Clément de Droste-Visctiering archevêque de Cologne. — Son passé à Munster. — Les pronostics de l'éditeur Perthes. —Attitude de Droste- Vischering à l'endroit de la convention de 1834. — Attitude de Droste- Vischering dans l'affaire de l'hermésianisme. — Conflit entre l'archevêque et le directeur du « convict » de Bonn. — Les dix-huit thèses antihermésiennes.— Le Cabinet de Berlin i)rend formellement position l)our l'hermésianisme. — Les hermésiens Elvenich et Braun à Rome, pour « enseigner le Saint-Siège ». — Inflexibilité de Droste-Vischeling 103
II. Obsession du souvenir de la révolution des Pays-Bas : Droste-Vischeripg soupçonné de complot. — Son arrestation (novembre 1837.) — p]mpressement des chanoines à accepter le fait accompli. — Silence timide des évèques de la ])rovince. — Optimisme de la bureaucratie berlinoise : « le menuet avec l'archevêque se jtassera bien » 170
III. La protestation de Rome : l'allocution de Grégoire XVI; sa lettre au chapitre. -- Méjjris de la ])ureaucratie berlinoise pour ce « latin de cuisine ». — Jj'Athanasius de Gœrres : impression foudroyante. — « Un jour nouveau sest levé. »— Acharnementd'Henri Heine contre le catholicisme rhénan : son souhait d'une jiolitique de violences. — Mécontentement boudeur et sourdes colères fies populations. — Embarras du Cabinet de Berlin. — Anxiété du général AVrangel. — Colportage dans les campagnes rhénanes de l'édition i)opulaire du Livre Mouf/e, acte d'accusation contre la Prusse 174
IV. " Le renard sorti de son trou. >> — Position nouvelle de la question religieuse. — Déception profonde du césaropapisme prussien qui avait, de force, unifié le protestantisme. — Explications de la Prusse et de Rome devant rEuroi)e. — Craintes de Metternich. — Intervention possible de Louis-Philiiipe. — Commentaires de Montalembert. — Le mouvement de conversions iirovoqué par l'affaire de Cologne : Gfrœrer, Rintel, Volk, Florencourt, la baronne Kimsky. — Témoignages de Metternich et Frédéric-Guillaume III sur les progrès de la foi romaine. — Formation immédiate d'une opinion laïque catholique : Auguste
Reichensperger, Maurice Lieber, KniestLasaulx. — Les démissions de fonctionnaires : Galen, Ketteler 184
V. Acuité de la crise : aveu des maladresses prussiennes. — Le soulèvement du clergé : Binterim, Jean Laurent. —Résipiscence des évêques de la province rhénane. —L'affaire des mariages mixtes à Posen : conflit entre l'archevêque Dunin et la Prusse. — Dunin emprisonné. — Le deuil du clergé de Posen. — L'affaire des mariages mixtes en .Silésie : résistance du prince-évèque Sedlnitzky aux ordres du Saint-Siège; sa démission. — Un prince-évèque déclassé 190
VL Soulèvement de l'opinion allemande par les Fetiilles de Munich.
— Gœrres et la « Sainte-Ligue». — Effet des divisions confessionnelles: l'Allemagne du Nord et l'Allemagne du Sud de plus en plus étrangères.
— Avènement de Frédéric-Guillaume IV. — L'esprit public en Westphalie, sur le Rhin et en Pologne. — Nécessité politique d'un rétablissement de la paix religieuse. — Dunin rendu à son diocèse. — Létude de l'affaire de Cologne : rôle du juriste Walter. — Deux courants à Rome: le prêtre Jean Laurent et le comte de Briihl, envoyé du roi de Prusse.
— Une grande concession spontanée de la Prusse : liberté des communications entre les évêques prussiens et le Saint-Siège (1"" janvier 1841).
— Bienveillance de Grégoire XVI à l'endroit de la résipisoence prussienne ; impressions de Guido Gœrres 203
VIL Jean Geissel; correspondance diplomatique relative à sa nomination comme coadjuteur. — Concessions obtenues par le Saint-Siège.
— Concessions obtenues par Geissel dans son voyage de Berlin. — Rapports de Geissel et de Droste-Vischering. — L'archevêque sacrifié comme rançon de sa propre victoire. 214
La conséquence de l'affaire de Cologne : le réveil de l'Eglise dans les divers Etats de l'Allemagne. — L'épisode religieux le plus important depuis la Réforme , 217
Disparition de l'hégémonie intellectuelle du romantisme 221
I. L'attitude nettement religieuse des derniers poètes romantiques. — Caractère plus confessionnel de l'art nouveau : Steinle. — Les études historiques. — Hommages récents des historiens protestants au moyeu âge : Luden, Raumer, Voigt, Léo, Bœhmer. — Un converti : Frédérii Ilurter ; préoccupations formellement catholiques de son œuvre histn rique. — La réaction intellectuelle anticatholique : jeune Allemagne, jeunes hégéliens, premiers nationaux-libéraux. — Caractère nouveau des tentatives histori({ues : Ranke, Sybel. — Aspect militant de la littérature nouvelle 22-'
II. Les derniers romantiques : Louis de Bavière et Frédéric-Guillaume IV. -- Religiosité romantique et archéologique du nouveau loj
de Prusse. — Son ami le général Radowilz. — La cérémonie de Cologne (1842). — La cathédrale catholique érigée en temple national: rêve des Boisserée. — Etfort de la Prusse et de la Bavière pour l'achèvement du monument. —Réserves et précautions des catholiques pour en sauvegarder le caractère religieux. — Polémiques confessionnelles : protestations de Heine et de certains puhlicistes protestants contre
l'achèvement de la cathédrale 233
IIL La fondation du Domverein. — Auguste Reichensperger. — Ses idées sur l'art du moyen âge. — « Du saint Thomas d'Aquin pétrifié. » — Son appel au concours du peuple catholique. — Une esthétique populaire, source d'une politique démocratique. — Reichensperger homme de transition entre le romantisme et le parlementarisme 239