‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 55 sur 236 · Ringseis, Erinneruni/en, III, p · texte numérisé non relu

Ringseis, Erinneruni/en, III, p

Louis I" faisait entrer d'oftice, à rAcadémie de Munich, Gœrres et Ringseis^. Des projets s'élaboraient pour accueillir au service de la Bavière [lurter, l'historien suisse, que son « cryptocatholicisme » rendait suspect à SchatTouse-; le théologien Klee, a qui les hermésiens rendaient insupportable le séjour de Bonn, était appelé à rUniversité de Munich \

Les théories de Jarcke passaient pour très influentes auprès d'Abel''; unautreami de Gœrres, Hœfler, devenait rédacteur de la gazette officielle. Phillips lançait en 1838 les Feuilles historicopolitiques^ une revue qui dure encore ' ; et la Prusse prenait peur; c'était, entre les mains du vieux Gœrres, une arme de plus; et l'arme visait la Prusse. Guido Gœrres, descendant du ciel sur la terre, et quittant un monde de poésie pour la bousculade de la vie réelle, se sentait tout d'un coup publiciste, et prenait avec Phillips la direction du recueil*^. C'était l'heure tragique, que bientôt nous raconterons, du duel entre le roi de Prusse et ses sujets catholiques : les Feuilles de Munich intervenaientdansce duelavecuneimpitoyable âpreté^, et lorsque l'intervention pacifiante de Louis i"'^ mit un terme à ces déchirements en faisant nommer au

\. Friedrich, lijnaz von Ihrlliiujcr, H, p. 84.

'i. lluitcr, Hurler und seine Zcit, I, p. 175.

a. Voir ci-dessus, p. 18, n. 3.

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