Gœrres, Gesammclle Briefe, III, p
2. Lecanuet. Montalembert, I, p. 322-o2;l — Plus tard, les Paroles d'un croyant, de Lamennais, furent lobjet de trois traductions allemandes (Lecanuet, op. cit., I. j). 42/). Cf. Gœrres, (resammelfe liriefe, III, j). 404 (lettre au doyen Vock, de Soleure).
3. Lecanuet, Montalembert, I, p. 38(i. « Je viens de recevoir d'Allemagne, écrivait Wiseman en octobre 1833, un trésor de littérature calholi(iue; on est tout à fait ravi de voir le ton élevé qu'a pris graduellement et que gardera vraisemblablement le parti catholique. Sa science et ses talents semblent le placer à la tète de toutes les branches de la littérature. >• Et Dœllinger écrivait à Wiseman : « Ce que vous me dites de l'union i)lus étroite à créer entre les clergés catholiques de l'Angleterre et de l'Allemagne a ma plus complète approbation. » (Ward, le Cardinal Wiseman, trad. Gardon, I, j). 152. Paris, Lecoffre, 190U.) — On fêtait, dans le cercle de Gœrres, les conversions d'Anglais et d'Irlandais (Friedrich, Ignaz von Dœllinger, II, p. 231).
4. Friedrich, Jgnaz von Dœllim/cr, I, p. 480. — On lisait dans \q. Dublin Review l'éloge de Dœllinger, de Mœhler et de Klee (Id., op. cil., I, p. 483).
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en France et en Angleterre, était fêté comme le messager d'une aurore catholique^, et Newsham, président de l'Ushaw-Gollege, lui demandait, en 1839, vainement d'ailleurs, de venir s'installer en Angleterre pour y représenter l'histoire de l'Eglise-. On réputait au dehors la Bavière assez riche pour qu'elle pût faire des prêts aux autres nations, lors même que l'objet du prêt s'appelait Ignace Dœllinger. Mais la Table Ronde, qui sans cesse acceptait de l'étranger des hôtes nouveaux, ne laissait pas émigrer ses commensaux indigènes.
Elle connut, aux alentours de 1840, une période de longs et beaux espoirs. Le ministère Abel-^ gouvernait à Munich; et les sympathies catholiques du roi Louis, naguère paralysées par la bureaucratie ou contrebalancées par l'intluence « anti-ultramontaine » de Hormayr'*, retrouvaient, désormais,
i. «ur le voyage <le Dœllinj,'er en Anglet'Mrc en 1830, voir Friedrich I(/)iaz von Do-llint/er, I, p. 472 et suiv.
2. Friedrich, Ifjnnx i^on Dœllinger, I, p. 487. — Dœllinger siiitéressait vivement au puseyisnie : « Rien de plus intéressant et de plus important peut-être pour l'avenir de l'Europe, écrivait-il en 1842 à Gino Capponi. Je lis avec avidité les ouvrages de ces théologiens d'Oxford, et je vois qu'après avoir décidément adopté certains principes catholiques, Ils sont menés ou plutôt entraînés d'une conséquence à l'autre, et qu'il ne leur reste plus qu'à faire un ou deux pas pour franchir la barrière. » (tnedrich, Ljnaz von Do'tlhif/cr, II, p. 140.)
3. Sur Charles Ahel (1781-1809) et son gouvernement, voir Heigel, Ludwiq Ihonifi von liayn-n, p. 203 et suiv. (Leipzig, Duncker, 1872).
•i.Voir, sur Joseph de Hormayr (1782-1848), Ringseis {Erinnerm,,cn, III, p. 00 et suiv.) et Friedrich {Lpiaz von /Jœlluu/cr, I, p. 223-237).
toute liberté d'agir i. Hiirter, Tévêque protestant de SchafTouse, qui devait, peu de temps après, se déclarer catholique, saluait dans le règne de Louis P^'la « glorification de Dieu», et célébrait avec enthousiasme ce roi bâtisseur d'églises-. Assez hostile aux Jésuites dans sa jeunesse, Louis P' finissait, à leur endroit môme, par se relâcher de sa rigueur; et chaque année le Collège germanique de Rome renvoyait en Bavière un certain nombre de clercs, soigneusement instruits des doctrines romaines'^. Sur les ruines qu'avait accumuléesMontgelas, beaucoup de cloîtres se rouvraient^ : le livre de Brentano avait donné son fruit, et bientôt le pasteur Gossner, de Berlin, enverra la veuve de Hegel, qui s'intéressait à une fondation d'hôpital, visiter, comme des modèles, lesétablissementsdes religieusesbavaroises^.
1. Dès 1832, Gœrrcs constatait que l'amélioration dans la situation des catholiques était due exciusiA-ement au roi (Gœrres, Politische Schriflcn, VI, p. 124). — C'était, « pour la première fois depuis de longues années, un ministère catholique déterminé. Le roi avait vu qu'une des meilleures bases de sa puissance s'en allait avec la base catholique. » (Gœrres, Politische: Schriften, VI, p. 337.) — Abel allait chaque jour à la messe, au témoignage de Brentano (Brentano, Gesammclle Ih-iefe, II, p. 374).
2. Hurter, Htirter und seine Zeif, I, p. 134. — On comparait Louis I" au roi Josias i)0ur son zèle de restauration religieuse (Sepp, Ludivif/ Auf/ustus Knnifi von liayern, p. 384).
3. Sur les sympathies de Louis I", encore prince royal, pour le Collège germanique, voir ci-dessus, p. G3. .Jusqu'en 1848, une grosse moitié dee élèves du Germanique furent des Bavarois (Cardinal Steinhuber, op, cit., II, p. 436). — La sévérité d'un confesseur jésuite, à Rome, au sujet des coquetteries du prince Louis avec la marquise Florenzi, ne fut sans doute lias étrangère à l'antipathie de Louis l^' pour la Société de Jésus (Ringseis, Erinnerunt/en, II, p. 167 et suiv.); on sait, en effet, qu'il détestait les confesseurs rigoristes, et qu'il se plaignit un jour à son ministre Abel du peu de complaisance des Rédemptoristes (Friedrich, L/naz von Dôllinfier, II, p. 265). Mais, en 1836, Clément Brentano écrivait : « Le roi n'a plus de préjugés si violents contre les Jésuites, et il a approuvé plusieurs familles nobles, d'avoir envoyé leurs enfants à Fribourg. Le roi !i dit : « Les Jésuites peuvent être ce qu'ils veulent, ils ne sont pour- « tant pas des Jacobins. » (Brentano, Gcsammeltc Briefe, II, p. 342.)
4. Sur ces nombreuses créations monastiques, voir Sepp, Ludwif/ Aufjustus Kônif/ von Bayern, p. 398-417.