‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 57 sur 236 · Voir ci-dessous, livre III, chapitre n · texte numérisé non relu

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siège archiépiscopal de Cologne le prélat Geissel, on mit quelque coquetterie, à Munich, à célébrer le roi de Bavière comme le protecteur né du catholicisme allemand. Autour de la Table Ronde, de vastes rêves politiques prenaient consistance : la Bavière paraissait prédestinée à un rôle d'élite, et dans TAllemagne et dans le monde, comme portedrapeau du catholicisme ^ L'imagination du roi ne répudiait pas ce rôle : il s'occupait d'envoyer des missions allemandes dans l'Amérique du Nord^; il fondait, sous le nom de LudvAg-Verein^ une sorte de propagation de la foi allemande, rivale de notre œuvre lyonnaise "' ; enfin les Feuilles de Munich faisaient une collecte pour la custodie de Jérusalem, afin qu'à perpétuité une messe fût dite, au tombeau du Christ, pour l'Allemagne catholique '^ On songeait, en Bavière, à une Allemagne travaillant pour Rome et grandie parmi les peuples

1. Gœrres, Politische Schriften, VI, p. 339 : « La Bavière vint à une importance qu'elle n'avait jamais atteinte auparavant ; elle se présentait comme le point d'ai)pui, et son roi comme le protecteur, du principe catholique. » (Friedrich, Ignaz von Dadlinger, II, p. 25.)

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