Miuck, Adiim Franz Lenitiij. p
'i. Hnick, I)i,' oltvrrhdnische Kvchcnprovinz, p. 142-1 4M. — T.'évf^qiic d' Knlda, plus ft-nno. put (MiipiVhor la créatitMi à Marboiii-g d'une faculté d(' theoluf^ie catliuliiiuo (Bnick, op. cit., p. F,:M44). — I.a Pnissc c 1811. aurait suivi dans l'Ennoland uno politique anal. )fa;uo, suiiprim ■ I lycée d.' Braunsberg, où se formaient les clercs, et noumif' deux pinl,. seurs d<' tiiMologie catholique à la faculté de Kœnigsberg, si IVx ((ju dKrnieland ne s'y était opposé (Bnick, I, p. :m).
:i. Sur l'enseignement de Staudeninaier à (îiessen et la défense ([u' l'iit de cette université, voir Lauchert. Fran; A)iton Stmdenmmn
't. Sur lus professeurs Locherer et Muller, l'un iosépliJ!^te. l'autr. lieriuesieu, vojr iiruck, op. cit., p. 144.
avait là beaucoup moins une politique de caprices qu'une politique de principes.
Derrière les à-coups d'arbitraire par lesquels la bureaucratie s'ingérait dans la vie religieuse, deuxprincipes,enetïet, se dressaient et s'affichaient, l'un emprunté à la vieille théologie fébronienne et joséphiste; l'autre se déduisant de la jeune philosophie hégélienne. Le droit canon joséphiste avec sa théorie des Eglises d'Etat, Hegel avec sa théorie môme de l'Etat, servaient d'auxiliaires à l'ambition des pouvoirs laïques ; et soit qu'ils alléguassent le précédent de Joseph 11 pour légiférer à leur aise sur une institution religieuse enclose dans les limites d'un territoire royal ou princier \ soit que, pour réaliser d'une façon quasi jacobine l'unité morale des sujets, ils cherchassent et trouvassentdans Hegel ou dans sondisciple Marheineke les éléments d'un système de nivellement des consciences 2, ils aboutissaient pratiquement à un droit ecclésiastique dont l'Eglise avait motif d'être
1 . Lo cardinal Pacca déclarait avec perspicacité qu'il n'avait pas scrupule à juger sévèrement les prélats B]rthal et Dalberg, parce qu'il craif,'nait ([ue les princes protestants ne voulussent mettre à exécution les réformes projetées par ces deux archevêques fébroniens, sous le prétexte que. conçues par deux autorités de rÊglise, elles ne pouvaient être ri'putées contraires à la religion catholique (Pacca, Œuvres, II, p. 180). Et etfectivement, en 1830, le théologien fébronien Kopp publiait un livre, qiK! Pacca fit condamner, intitulé : Die Kalh. Kirche im idJahrhundertund die zeitf/enmsse Unu/estaltwif/ threr ouss rcn Vcrfassunij mit besonderer Hiicksirht auf die in, dein ehemalifjen Mainzer, spnler Hegensburger Erzslifte Iiiei'iu (jelruffenrn Anslaltcn uiid Ordnumjtn (Mavence, Kupferberg, 1830).
2. '< Notre droit d'Etat, écrivait en 1837 au curateur de l'Université de Bonn le ministre Altenslein, repose essentiellement sur l'unité du pouvoir suprême. » (Brûck, I, p. 137.) — Comparer, I, p. 130, une déclaration analogue de Schmedding. — Dès 1802, le canoniste protestant Henri Stepliani publiait à W'urzbourg un opuscule Sur l'unité absolue de l'Ef/lise et de l'f']tat, qui fut réimi)rim(> en \'è'.^^ {^chnMc Die Geschichte der QinçUen und l.iti'nilvr drs Caiionisrliff! liec/its. UT. H. p. t7'i-l77).
anxieuse. Car l'Eglise, par-delà son propre asservissement, première conséquence du système, voyait se dessiner la perspective troublante de je ne sais quelle union officielle, réalisée par l'Etat, entre les diverses confessions chrétiennes ; et, dans ces tentatives artificielles de fusion, ce ne serait plus seulement la liberté de l'Eglise, ce serait l'essence même du catholicisme qui péricliterait. Ne voyait-on pas déjà le grand-duché de Nassau organiser un enseignement religieux commun pour les enfants des deux confessions i, et ne voyait-on pas, en Wurtemberg, à l'occasion du jubilé du roi, le clergé catholique venir au temple protestant de Rottweil, entonner des chants protestants, écouter un prêche et célébrer la messe- ! Un directeur de gymnase écrivait un livre sur l'union des Eglises allemandes, assez remarqué pour que Dœllinger crût y devoir répondre, et ce livre conviait le pouvoir laïque à déclarer sans valeur les articles des divers symboles confessionnels, et à protéger contre tout fanatisme séparatiste les fidèles de la future Eglise unie 3. Pratiquement parlant, on pouvait prévoir que, dans ces mariages forcés entre confessions diverses,