Pertz. op. cit., VI, II, p
charité ^ et d'en balayer, enfin, Tesprit d'irréligion, que les Français, « peuple vain, mensonger, intéressé, sans cœur )>,y avaient naguère introduit'. Mais, en dépit de ses rêves de suprématie spirituelle, en dépit de ses théories sur l'autonomie du pouvoir religieux, Spiegel ne put échapper à cette loi de l'histoire d'après laquelle les hommes d'iiglise le plus enclins à s'armer contre 1' « ultramontanisme » sont les plus complaisants à désarmer devant l'Etat^.
Bien que Spiegel fût assez déçu d'être sans cesse exclu des délibérations du ministère des cultes^ et de n'avoir pas même été convoqué, en 1817, aux conférences où l'on avait concerté la mission de Niebuhr à Rome \ bien qu'il sentît et dénonçât le caractère protestant de la politique et de l'administration prussiennes'% on le vit, dès les premières difficultés, imposer silence à son dépit, silence à sa conscience, et s'apprêter à obéir.