‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 86 sur 236 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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condamnée, lui parût plus tolérable qu'au temps où elle n'était encore que discutée. Mais on était heureux, en le poussant vers un archevêché, de complaire à la vieille aristocratie westphalienne, dont il était membre ; et puis, le sachant âgé, on le croyait fatigué. Il passait pour un saint homme, et les bonnes strurs, en Westphalie, pleuraient son départ; c'était une âme recueillie, qu'attirait la dévotion des cloîtres ; ses sollicitudes de coadjuteur s'étaient dépensées pour ces pieuses institutions. L'on avait confiance, à Berlin, que les questions qui troublaient la terre, mariages mixtes, instruction des clercs, et autres litiges, seraient pacifiquement écartées par ce vieillard; et Altenstein, au moment de son élévation, lui demanda tout simplement d'adhérer à la conventionde 1834, conforme, disait-il, au bref papal de 1830. Droste adhéra, « conformément au bref», et le Gouvernement fut tranquille : cet archevêque ne songeait qu'au cieU !

Le grand éditeur Frédéric Perthes, son ami depuis quarante ans2, était moins rassuré sur l'avenir. Il connaissait à merveille le caractère duprélat ; et questionné parle Gouvernement prussien après la mort de Spiegel, il avait répondu qu'on ne s'entendrait jamais avec Droste, si on l'installait à Cologne-^. «Ce n'est pas un esprit rétréci, écrivait-il un jour, mais il est tenace en ses décisions; il est infiexible ; le Pape peut céder, mais Droste,

A^'r^^'!' i^^l ^/ra/>p.vrff Cologne, p. 86-89, les lettres d'Altenstein et ni.i "fi^'l ""n-^"'"^'' ''*'' 2^ ^"^"t et 5 septembre 1835, au chanoine capitulaire Schmnlling, intermédiaire entre le ministre et le prélat.

^. l^erthes, fritdrich Perthes' Leben, III p 469

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