lausseii, Zeil und Lehevsbilder, II, ji
'.'. Sur Capaccini (178'i-lS4ô), siibstitul du secrétaire dKtat Henictti depuis 1h;31, secrétaire des affaires ecclésiastiques à la tin de 1SS7, et sur son voyage en Allemagne du début de juin à la fin de septembre is;^7, voii Reusch, op. cit., p. vi-ix. — Sur les soupçons qu'il inspirait aux catholiques intran9i}<eant9 comme le futur vicaire apostolique Laurent, vuii Karl Mœller, oj,. cit., II, p. .01-53.
tournée en dérision, de la juridiction canonique usurpée, des droits de l'Eglise foulés aux pieds », Grép^oire XVI exalta le prélat que la Prusse venait de déposer K L'impression produite fut immense o. On savait Grégoire XVI audacieux contre tout ce qui lui semblait être l'erreur, mais on le croyait timide à l'endroit des puissants. Docile au prestige du génie, le monde inclinait à juger Grégoire XVI d'après Lamennais. La parole du Pape, qui affrontait la politique religieuse du roi de Prusse, ne pouvait être accusée, cette fois, de complaisance à l'égard des trônes. La réponse qu'il adressait au chapitre de Cologne, en date du 26 décembre '^, dépassait encore l'âpreté du discours : c'était une remontrance draconienne contre l'attitude des chanoines. Montalembert exultait; il confrontait le langage pontifical avec les accu-
1. I/allocntion est publiée dans : Affaires de Colonne, p. 120-I2r). Lambrnschini en communiqua le texte au corps diplomatique près le Saint- Siège, par une lettre très solennelle, datée du 18 décembre {Affaires de Colo(jne, p. I'^")).
2. « Ah! écrivait de Belgique, le 18 décembre 1837. le futur évèque Jean Laurent, si Rome savait aussi bien que nous combien elle serait l)opuIaire. et combien victorieuse, en prenant une mesure énergique ! » (Karl Mœller. op. cit., I, p. 310). Et dans une autre lettre, il énuniérait les sept raisons qui, d'après lui, devaient pousser Rome h agir : 1» découragement de l'élite du clergé et des fidèles : 2» sentiments de méfiance auxquels le silence de Rome induirait le clergé ; 3» triomphe que ce silence assurerait aux hernu-siens: 'i» nécessité pour Rome, que larchevèque a soutenue, de demeurer ferme en sa ligne de conduite; 5» nécessité '..l'empêcher la décadence du clergé allemand; 6" crainte que la protestantisation des pays rhénans ne réussisse aussi bien qu'a réussi celle de la Silt'sie; 7" impossibilité de céder lorsqu'il s'agit d'une question de principes, relative aux rai)ports de l'Eglise et de l'Etat (Karl Mœller, op. cit., ^ p. 337-340). Lorscjue, le 29 décembre, Laurent reçoit la nouvelle de 'allocution, il constate qu'à Aix-la-Chapelle c'est un cri de joie (Karl Mœller, op. cit., I, p. 341). — Quant à Droste lui-même, il demeura, dans ■a prison, très silencieux à l'endroit de Rome, et ne répondit même pas i une communication de la nonciature de Vienne, par laquelle Rome lui lemandait des renseignements sur Hi'isgen avant de le reconnaître omme vicaire capitulaire (Karl Mœller, op. cit., II, p. 108).