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sations de Lamennais : « Désormais, écrivait-il, les âmes les plus défiantes, les plus irritées, sauront à quoi s'en tenir sur ces reproches de servilité, de lâcheté, de connivence avec les oppresseurs de la religion, que Ton a jetés à la face de la Cour de Rome K » C'est ainsi que l'acte d'autoriié qu'avait osé Grégoire XVI était salué comme un acte de liberté.
La bureaucratie prussienne essaya, tout d'abord, de faire contre mauvaise fortune bon cœur. « Il ne faut pas attacher trop d'importance à ce latin de cuisine », écrivait Nagler. Mais le curé Jean Laurent, du fond du diocèse de Liège, traduisait le document pour ses compatriotes rhénans, et leur en expédiait des ballots -^ ; et puis, sous la plume de Gœrres, ce « latin de cuisine » allait devenir du bon allemand. «L'O'Gonnell allemand, écrivait Perthes, a encore un orchestre de discours assez sonore pour mettre en mouvement la masse des gens cultivés ^. » Gœrres, en quatre semaines, griffonnait une longue brochure qu'il intitulait Athanashis : il y commentait Grégoire XVI à l'Allemagne, et le commentaire était foudroyant.
Deux théologiens, Dœllinger et Mœhler, deux juristes, Moy et Phillips, avaient rédigé une consultation sur l'incompatibilité de la convention de 1834 avec le bref de 1830 : Gœrres la publiait, telle
1. Montalembert, Œuvres, IV, p. 254 : « Cette allocution, disait-il encore, donne un éclatant et fjénéreux démenti à tontes les accusations qui ont été dernièrement portées contre le Saint-Siège: elle réfute, depuis le premier mot jusqu'au dernier, la plus virulente de toutes ces accusations, les Affaires de Rome. »