Mém. et corresp., t. IF, p. 476 et p
guer^-e. Leurs chefs français eurent beaucoup de mal à obtenir qu'ils voulussent bien se garder et s'éclairer. Dans plus d'une occasion , des détachements ou des postes bavarois se laissèrent enlever par l'ennemi. Le 8 novembre, le généralissime français leur avait donné un sévère avertissement. Le 10, il fut obligé de le renouveler : — « ...Les vedettes ne demandent pas le mot de ralliement, la garde ne vient pas pour reconnaître, l'officier ne demande pas le mot d'ordre. Ils restent couchés dans les corps de garde, ne font pas le moindre mouvement en voyant des officiers étrangers. Les deux officiers qui commandaient les deux grand'gardes seront mis aux arrêts jusqu'à nouvel ordre, et à l'avenir les officiers seront envoyés sur les derrières de l'armée et privés de r honneur de faire la campagne; les hommes de troupes seront punis avec toute la rigueur des lois militaires. » Ce qui n'empêche pas un poste de vingt-deux soldats bavarois, avec leur officier, de se faire enlever, neuf jours après, par un détachement prussien \
Les Bavarois et même les Wurtembergeois abusaient étrangement du droit de réquisition. Du général au soldat, c'était à qui écorcherait l'habitant. Ils furent partout plus durs pour leurs compatriotes allemands que les soldats français. Dans les principautés de Thuringe, dans l'électorat de Saxe, qui peu de jours après devait faire partie, au même titre que la Bavière et le Wurtemberg, de la Confédération du Rhin, ils se conduisaient comme en pays conquis.