‹ L'Allemagne sous Napoléon 1erChapitre 44 sur 66 · Emilie Wepîer, Geschichte der Wilhelmshœhef Cassel · texte numérisé non relu

Emilie Wepîer, Geschichte der Wilhelmshœhef Cassel

napoléonienne. Ils ne tarissent pas sur les complaisances attribuées aux dames de la cour envers leur jeune maître, chose assurément peu honorable pour leur noblesse, — sur les complots de Jérôme et de son chambellan Marainville contre la vertu des jolies bourgeoises, — sur les actrices parisiennes qui trouvaient moyen de se glisser dans la société casseloise pour rappeler à Jérôme d'anciennes relations, et que l'Empereur, pour éviter le scandale, faisait enlever d'autorité et ramener à Paris, — sur cette loge discrète et obscure qu'affectionnait Jérôme au théâtre et dont les rideaux se fermaient parfois d'une façon compromettante, — sur ces bains d'eau de Cologne ou de vin de Bordeaux oîi Jérôme cherchait à retremper ses forces épuisées. Il faut ici tenir compte de la nationalité des témoins ; la vertu en Allemagne, le vice lui-même est prude ; la légèreté française y a toujours paru de la corruption. Jérôme avait parmi ses sujets beaucoup d'ennemis ; le meilleur moyen de dépopulariser le gouvernement était de calomnier le roi. Les princes de Brunswick et de Hrsse-Cassel, à leur retour en 1814, étaient peu disposés à réprimer les mauvais propos contre \q\xy prédécessew ; plus d'un pamphlet dut recevoir une haute autorisation. Il faut remarquer que le scandale n'alla jamais assez loin pour (( altérer la manière dont le roi et la reine sont ensemble en public, et qui offre quelque chose de mieux que des égards. )> (Beinhard.) Enfin les distractions extra-matrimoniales de Jérôme influèrent peut-être sur son application, nullement sur la politique. Une seule femme de la cour eut sur lui un grand empire : c'est la comtesse

de Waldburg-Truchsess, grande-maîtresse de la maison de la reine. Elle devait son autorité non à ses complaisances, mais, paraît-il, aux idées de grande politique et de régénération allemande dont elle entretenait le roi.

La reine Catherine, qui avait un an de plus que son mari, était grande, un peu forte de taille, fort majestueuse par conséquent. « Elle se prête plutôt qu'elle ne se plaît à l'apparat des grands cercles; on la dirait hautaine, parce qu'elle est timide.» De là une certaine raideur dans les cérémonies publiques, peu d'éloquence quand il faut répondre aux compliments d'une députation. Un autre effet de cette timidité, c'est que (( les affections de la reine sont constantes : une dame ou deux seulement ont obtenu sa confiance. » Des deux souverains, la fille du roi de Wurtemberg et le fils du bourgeois d'Ajaccio, c'est celui-ci qui « représente )) avec le plus d'aisance. Toutefois, Catherine avait un rôle important dans la cour et dans le gouvernement : l'aristocratie ahemande trouvait dans la présence sur le trône d'une descendante des Welfs de Brunswick et des ducs de Wurtemberg, une raison suffisante pour s'empresser à la cour du parvenu français. Elle n'était guère faite pour modérer les goûts de dissipation de son mari ; elle dépensait ellemême énormément pour sa toilette ; « la reine a beaucoup de robes à distribuer à ses dames, parce qu'elle en change très-souvent. )) Plus tard, déchue de sa haute fortune, dépouillée par son père, réduite à un plus modeste budget, on la verra dans son exil près de Vienne, faire ses commandes aux fournisseurs par

cent paires de souliers. Sa première éducation, elle le reconnaît elle-même, avait été un peu négligée : de là une certaine frivolité et un certain désœuvrement passé en habitude. Son journal, où elle prétend écrire « l'histoire de sa vie, » a ce caractère de puérilité persistante.

« W janvier (1811). — J'ai été au bal masqué, où je me sui beaucoup amusée. J'ai mis plusieurs déguisemens, entre autres celui d'une vieille vendeuse de fleurs, sous lequel personne ne m'a reconnue... » — « 31 janvier. — Il y a eu ce soir bal masqué chez le comte de Fûrstenstein... Nous avons dansé un quadrille tiré des bayadères. Nos costumes nous allaient parfaitement bien... Je me suis trouvée mal pendant le souper...

« Nous avons été déjeuner au Pas. Le soir, nous avons eu concert et spectacle sur le petit théâtre. » — « Il y a eu spectacle dans les petits appartements. » — J'ai visité la mine de Franckenheimer... Mes dames et moi, nous étions habillées en mineurs, ce qui avait l'air très drôle. » — « La veille du nouvel an, nous avons fait toutes les folies imaginables, entre autres celle de faire rechercher une bague en or dans un grand plat à farine; il est presque impossible de la trouver avec la bouche. »

Pourtant, lorsqu'en 1812 Jérôme, partant pour l'armée, lui a confié la régence de Westphalie, dans sa correspondance avec lui, elle parle assez pertinemment des ventes de domaines, de la dette publique, des fournitures de l'armée; mais sans aucune espèce de goût et par pur dévouement pour son mari.

La cour de Westphalie, on Ta vu, était brillante et animée, mais ruineuse pour la liste civile et pour he royaume. .lérôme voulut avoir un grand-maréchal, deux préfets et trois maréchaux de palais, un grandie.

chambellan et une dizaine de chambellans, un grandmaître des cérémonies et sept ou huit maîtres ou aides des cérémonies, un maître de la chapelle, un directeur des concerts, un gouverneur des pages, une douzaine d'aides de camp , quantité d ecuyers , un grand- aumônier, qui était un très-haut baron et avait le titre d'évêque, un grand-veneur avec tout le personnel des grandes chasses, etc. Pour la maison de la reine, il avait voulu une grande-maîtresse des dames du palais, des chambellans, des écuyers d'honneur, etc. Jérôme et Catherine ne furent pas toujours heureux dans le choix de leurs intimes ; c'est un chambellan du roi^ Dœrnberg, qui fut l'âme du complot de 1809; c'est un écujer d'honneur de la reine, Maubreuil, qui lui enleva ses diamants en 1813. Il se fit là une nouvelle expérience de ce que peut apporter de force à un état le dévouement d'une domesticité de nobles.

En 1812, à la veille de l'expédition de Russie, le royaume de Westphalie, à part sa persistante détresse financière, se trouvait à l'apogée de sa splendeur et de sa prospérité. De grandes choses avaient été faites : on avait créé une armée toute nouvelle, qui comptait 25,000 hommes disponibles et 33,000 hommes sur les états ; on avait constitué toute une hiérarchie nouvelle d'administrations, de conseils consultatifs, de tribunaux ; on avait fait prévaloir partout le principe de l'égaillé devant la loi; la terre et la personne avaient été affranchies, le justiciable avait la garantie du jury

et de la procédure publique ; le contribuable ne portait plus la part de fardeau des privilégiés ; le paysan avait été affranchi des derniers restes du servage, l'artisan des entraves des corporations, le dissident des prétentions des églises d'état. Le Brunswickois, le Hessois, le Prussien, le Hanovrien, naguère si différents de caractère, d'éducation, de principes, de civilisation, avaient commencé à prendre un esprit de solidarité et à concevoir un certain patriotisme westphalien.

Le revers de la médaille est que « l'amalgame » entre les Français et les Allemands ne se faisait pas aussi bien : les passions germaniques subsistaient et grandissaient dans bon nombre de localités; l'intervention perpétuelle de Napoléon dans les affaires vvestphaliennes ne permettait pas aux Allemands d'oublier la conquête; de perpétuelles conspirations ne permettaient pas au roi d'oublier que beaucoup de ses sujets étaient ses ennemis. La perte presque totale d'une division westpbalienne en Espagne avait fait très -mauvais effet dans l'armée; on entendait dire aux soldats « qu'ils n'iraient ni là, ni en Pologne, qu'on pouvait les fusiller, mais qu'ils ne marcheraient point. ))

Certaines parties du royaume étaient restées presque irréconciliables : ainsi le pays de Hesse-Cassel si souvent agité par les révoltes, la ville de Hanovre, qui avait cessé d'être une capitale et oii une maison de 40,000 francs se donnait pour 6,000, celle de Magdcburg, qui succombait sous le poids d'une garnison française de i 2,000 hommes (dont 7,000 à la charge

du bourgeois), et qui voyait son commerce presque entièrement ruiné. A Brunswick, à la fm de janvier Îdi2, il y avait eu une rixe entre soldats français et westphaliens, et la populace de cette ville, (( qui est très-insolente », ainsi que les polissons, « qui sont ici plus polissons qu'ailleurs, » s'en étaient mêlés. Dans plusieurs petites émeutes de ce genre, des soldats avaient été tués. Napoléon, se substituant à son frère, avait fait prendre des mesures par trop exceptionnelles, exigé de nombreuses arrestations, institué des commissions extraordinaires, fait entrer à Brunswick des régiments français mèche allumée. Reinhard ne pouvait assez déplorer ce luxe de répression.

A Cassel, les choses allaient un peu mieux. Cette ville avait déjà été presque française au temps de ce landgrave Frédéric II, à la table duquel un de ses convives pouvait dire : « Il n'y a aujourd'hui à' étranger que monseigneur. » Le gouvernement, ses amis, les intérêts nouveaux s'y trouvaient en majorité. Le luxe et les dépenses de la cour y faisaient prospérer certaines branches de commerce ; les ministres, les assemblées d'États, les cours suprêmes, y attiraient une nombreuse population flottante ou fixe. Pour prendre leur part des bénéfices, de nombreux négociants ou artisans brunswickois, prussiens ou hanovriens étaient venus s'établir dans la capitale, au grand dépit des bourgeois de Cassel, qui se plaignaient, sans beaucoup de raison, qu'on venait leur ôter le pain de la bouche. Le commerce français y était représenté surtout par des laileurs, modistes, coiffeurs, par les articles de Paris, les

meubles, les voitures. Presque partout s'étalaieiit des enseignes dans les deux langues. Les marchands arboraient avec orgueil les armes du nouveau royaume et le titre de fournisseurs brevetés de la cour. De même que dans la caisse des négociants tombaient pêle-mêle, avec les monnaies décimales françaises, les thalers et les groschen^ les albusstûcken de la Hesse et les carlus d'or de Brunswick, de même, dans les rues, on entendait tous les dialectes de l'Allemagne se heurtant avec les idiomes des soldats français, italiens, hollandais ou polonais.

Comme la cour donnait le ton à la noblesse et la noblesse à la bourgeoisie, le luxe gagnait ; dans les austères maisons du vieux Cassel apparaissaient déjà les meubles, les glaces, les draperies françaises. Le confortable et l'élégance battaient en brèche la vieille rusticité allemande; les modes parisiennes faisaient disparaître les dernières traces du costume national. Dans les établissements en renom où l'on allait prendre du vrai café ^ à un demi-thaler la tasse, en maudissant le blocus continental et la chicorée du ménage, dans la Rue Royale {Kœnigstrasse), la plus animée des rues de Cassel, dans le parc royal, que Jérôme ouvrait libéralement à ses sujets lorsqu'il résidait lui-même à Wilhemshœhe, on discutait avec chaleur, mais avec

1. On lit dans le Mon. westph. du 2 novembre 1810, aux variétés: « Parmi les nombreux végétaux indigènes qu'on a tenté de substituer au café, il faut classer la graine de V asperge;... dès qu'elle est séchée, on la fait (.orréfier et préparer comme le café, dont elle a le goût. M. Rudîger, professeur à Halle, croit que ce café d'Europe pourrait remplacer celui qui nous vient de l'étranger. » On faisait également du thé avec de la feuille de tremble, etc.

circonspection, par crainte des agents de M. de Bercagny, l'avenir delaWestphalie. Les obstinés partisans des vieilles dynasties déploraient surtout la dégermanisation des jeunes gens, qui commençaient à goûter les bons côtés du régime nouveau. Les pessimistes admettaient volontiers le progrès réalisé dans la constitution westphalienne, mais ils pensaient que le jour oii Napoléon tomberait, ce ne serait pas ce qu'il avait fait de bon qui lui survivrait, mais bien ce qu'il avait fait de mauvais. Les souverains légitimes rétabliraient soigneusement les anciennes inégalités entre nobles et vilains, seigneurs et paysans, églises d'état et dissidents, maîtres et compagnons; mais ils garderaient très-précieiisement le monopole des tabacs, l'impôt des patentes, les contributions indirectes, le timbre et l'enregistrement, etc.

Une chose qui préoccupait singulièrement ceux qui s'intéressaient à l'existence de la Westphalie, c'était de savoir si elle était un royaume français ou un royaume allemand. On recueillait avec curiosité les indices qui pouvaient faire préjuger dans un sens ou dans l'autre. Tout d'abord, le roi n'était pas Allemand ; il appartenait même à la partie de la France la plus étrangère au sang et à l'esprit germanique. S'il disait quelquefois à l'Empereur : « Ce peuple est bon... l'Allemand n'est point faux... » il lui échappait dans ses moments d'humeur d'avouer «qu'il n'aimait ni l'Allemand, ni l'Allemagne. » La reine était Allemande, fille de prince allemand ; mais est-il vrai, comme on l'a dit, qu'elle ne voulait recevoir de suppliques qu'en langue française? A la cour, les mili-

taires et les courtisans français coudoyaient la noblesse indigène. Pour atténuer un peu cette bigarrure Jérôme avait imaginé de décorer ses favoris créoles, corses ou gascons, de titres du Saint-Empire ; c'est ainsi que Le Camus était devenu prince de Fiirstenstein, Meyronnet, Ducoudras et d'Albignac comtes de Wellingerode, de Bernerode etdeRied,La Flèche, baron de Hundelstein. Parmi les ministères et les grandes directions, trois avaient pour titulaires des Allemands : l'intérieur, les finances, l'instruction publique; mais la justice, la guerre, les affaires étrangères et la haute police étaient entre les mains de Français. Tous les généraux de subdivision étaient Allemands ; mais un, parfois deux généraux de division sur trois étaient Français. L'armée était allemande parla composition des troupes, polonaise ou française dans une faible partie de ses officiers.

Quelle était la langue officielle? Reinhard lui-même en était à se le demander. «J'ai questionné des conseillers d'état, ils m'ont répondu que c'était la langue allemande, puisqu'elle était employée dans les tribunaux et les administrations, puisque le texte allemand du code Napoléon était déclaré code du royaume. Toutefois dans trois ministères au moins, toutes les affaires se traitent en français, les discussions du conseil d'état ont lieu en français, la rédaction des décrets est française. Les traductions allemandes sont sans uniformité et souvent inexactes. » Il était difficile qu'une langue devînt officielle quand le chef de l'état ne pouvait If* parler, ni la prononcer correctement . Si la Westphalie avait été dans une situation normale, si on eût

pu lui appliquer les lois générales de l'histoire, c'était évidemment la [langue des masses qui était appelée à évincer l'idiome des conquérants. Reinhard, Wûrtembergeois d'origine, était d'avis de suivre dès lors ce principe. « Si les départements de la rive gauche du Rhin sont devenus et restent pendant une ou deux générations encore la France allemande^ on pourrait, ce me semble, regarder la Westphalie comme Y Allemagne française,,. Ou pardonnera aux Allemands leur flegme, leur amour-propre, leur langue, leur littérature. Que les Allemands sentent qu'on est disposé à les estimer comme Allemands, et tous les cœurs seront conquis. » Aussi Reinhard était-il compté parmi les soutiens de ce qu'on appelait le parti allemand, qui avait pour chefs Bulow et Wolfradt, et qui cherchait à rallier à lui le prince de Fiirstenstein et les autres Français baronisés. Au contraire Bercagny était le chef du parti qui voulait voir avant tout dans la Westphalie une colonie française et une dépendance perpétuelle de l'Empire. Malchus, quoique natif de Deux-Ponts, tenait pour ce point de vue^ qui était celui de la haute police, des suppôts directs de Napoléon et des aventuriers étrangers.

Sans doute, en écartant la redoutable éventualité d'un écroulement prématuré de l'Empire, la Westphalie aurait eu quelques chances de durée. Pourtant le royaume était miné dans son existence par des causes profondes. Jérôme n'était point à la hauteur de ^.a situation : ses habitudes de dissipation ajoutaient aux embarras financiers. L'armée westphalienne était

beaucoup trop lourde pour le budget ; mise en coupe réglée par l'ambition de Napoléon , elle périssait pour un but étranger au maintien et à la défense du royaume. Les exigences financières de Napoléon avaient rendu tout équilibre dans les budgets impossible ; ses exigences économiques , et notamment le blocus continental, comprimaient l'essor du commerce. La dépendance trop visible de Jérôme, les incessantes ingérences de Napoléon dans les affaires intérieures du royaume, la présence ou le passage continuel des troupes impériales, les perpétuels remaniements territoriaux, l'exemple trop récent de Louis de Hollande, empêchaient la Westphalie de croire à sa propre indépendance et à sa propre durée. La recrudescence du mouvement national allemand , les intrigues de la Prusse et des princes dépossédés, rendaient plus difficile encore la situation d'un roi étranger, soumis lui-même à un empereur étranger, et les fausses démarches de la haute police aggravaient le dissentiment entre le prince et les sujets.

On le voit , plusieurs des vices essentiels de cette fondation de Napoléon remontaient à Napoléon luimême. Le créateur n'avait pas été suffisamment désintéressé dans sa création et s'était préoccupé moins d'assurer à son œuvre les moyens de subsister que d'en tirer pour lui-même le plus grand profit possible. Comme le dit très-bien un des amis du roi Jérôme , Napoléon aurait dû comprendre qu'il était matériellement et moralement le maître de ce royaume ; il aurait dû ne pas tarir les sources d'une richesse qui était la sienne, prodiguer des hommes qui étaient à son

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service, susciter à son frère des embarras qui devaient en définitive retomber sur lui. La situation du roi Jérôme était fausse : était-il prince français ou sujet allemand ? roi indépendant ou préfet de Napoléon? En tout cas, il n'avait le choix qu'entre l'abdication de Louis ou l'obéissance la plus absolue. La situation du royaume était plus fausse encore : les Westphaliens enviaient le sort de la Prusse, qui, chargée de contributions comme la Westphalie, avait du moins gardé son indépendance ; ils enviaient le sort des états de la Confédération du Rhin, qui étaient des alliés de Napoléon, mais qui avaient conservé leur nationalité sou& leurs princes naturels ; ils enviaient le sort des départements allemands de la rive gauche, qui ne supportaient que les charges et participaient à tous les avantages du peuple français. Ni libre, ni sujette, ni conquise, ni indépendante, cette Allemagne française^ malgré le Code civil et tous les présents du génie d& 1789, se croyait plus malheureuse qu'aucun département français et qu'aucun état allemand. Yoilà pourquoi en 1812, suivant l'expression de Reinhard, « s'il n'y avait de fermentation nulle part, le malaise était partout, n

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