Mém, et Corresp., p
comme tin pays ennemi. Les généraux voulaient s'em-^ parer de Tarsenal, et, si j'étais arrivé dou«e heure» plus tard, la ville était traitée comme ie pays qu'ils ont pctrcourUj où ils ont saisi les caisses jmbUfties, » Les convois mêmes de l'armée n'étaient point en sûreté avec ces pillards obstinés. « Demain, écrivait M. de Thiard à l'Empereur, il partira pour Wittenberg un second convoi de la valeur de plus de 500 voitures..., et je réponds, si les Bavarois ne le pillent pas en route j qu'il arrivera dans son entier. »
On peut imaginer que les choses ne firent qu'empirer quand les troupes de Bavière et de Wurtemberg arrivèrent dans la Silésie prussienne, qu'elles pouvaient se croire autorisées à traiter en pays ennemi, « Le régiment des chasseurs de Wtirtemberg, est-il dit dans un rapport à Jérôme, arrivera demain au quartiergénéral de Votre Altesse... Je reçois à chaque instant des plaintes sur sa conduite. Les hommes demandent partout des chevaux^ des montres et de l'argent *.» Les Bavarois, suivant le prince Jérôme « trouvent le pillage une chose toute naturelle^ et les officiers inférieurs, lorsqu'ils sont détachés ou lorsqu'ils le peuvent, lèvent des oontrihutîons et ne conçoivent pas qu'on puisse le leur défendre, » Qui n'eût été désarmé par tant d'ingénuité 1 « C'est l'esprit de l'armée bavaroise et surtout des officiers. » Si l'on se rappiMle, en effet, ce que disait Mirabeau de l'aiicionne armée bavaroise et de la multiplication des brigands dans ce pays démoralisé, on ne s'étonnera pas de trouver