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SOUS ses drapeaux, en 1807, tant de gens de petite conscience.
n ne faut pas s'étonner si le territoire prussien fut bientôt ruiné et la Silésie épuisée au point de ne pouvoir nourrir ses conquérants. La voracité et l'indiscipline des soldats allemands avaient autant contribué à ce résultat que le manque d'unité dans Tadministration et la rapacité des chefs : « Il y a eu beaucoup de gaspillage et de consommation superflue dans les denrées ; ce désordre vient de ce que chaque espèce de troupes, étant administrée particulièrement, prenait à sa guise et sans égards pour les règlements. Aussi, une petite armée de vingt à vingt-cinq mille hommes a consommé, pour ainsi dire, comime une de quarante*. »
Pendant et après la conquête de la Silésie, une grande partie des troupes du 9« corps ftit dirigée sur la Pologne. Mais Napoléon, qui faisait en trer dans ses calculs contre la Russie les sympathies j olonaises, ne se souciait pas qu'on lui aliénât les popu ations par ce système de pillage. « Maintenez une disi ipline sévère, écrivait l'Empereur à Jérôme, surtout en Pologne. Faites fusiller quelques pillards pour l'exemple. » Soit que les exemples fussent insuffisao ts ou les pillards incorrigibles, la Pologne ne paraît pas avoir été mieux traitée que la Thuringe, la Saxe (ju la Silésie : « Des soldats, par troupes de quatre à cinq, s'écartent la nuit et vont dans les campagnes, le pistolet à la main, mettre à contribution le malheureux habitant