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des conclusions qui se rapprochent beaucoup de celles de Chantemesse.
En 1908-1909, Orszag [5], Hamburger [6], Meroni [7], Malisch [8], Zupnik [9]}, Beckers [10], pratiquent l'ophtalmo réaction chez leurs malades, avec une € toxine typhique » semblable à celle de Chantemesse, et les résultats obtenus par eux sont très concordants. La réaction se montre positive chez les typhiques dans la totalité des cas envisagés. Cependant Orszag insiste sur le fait que la réaction, toujours positive pendant lévolu-
tion de la maladie, se montre négative dans 50 % des
cas pendant la convalescence. Chez les sujets sains par contre, l’ophtalmo-réaction est toujours négative, si l’on ne tient pas compte d’une petite inflammation conjonctivale éphémère qui apparaît aussitôt-après linstillation de toxine dans le cul-de-sac. Meroni fait une réserve sur la spécificité de la méthode : certains sujets, dit-il, réagissent positivement, en l'absence de tout antécédent de dothiénentérie. D’après Fauteur, ils présenteraient une sensibilité particulière de leur cornée, qui réagirail avec une égale intensité à | instillation d'autres substances non toxiques. ,
La difficulté de se procurer un produit stable pour les instillations oculaires n'avait pas échappé à Orszag. Aussi deux auteurs américains, Floyd et Barker [11] furent-ils amenés à modifier la technique de Chantemesse qui ne leur avait donné qué des mécomples. Au lieu de «€ toxine », ils emploient un autolysat de bacilles typhiques. Entre leurs mains l’ophtalmo-réaction se montre positive dans 94 0% des cas de typhoïde, et
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souvent plus précocement que l'hémoculture et la recherche de l’agglutination, d’où sa valeur diagnostique considérable. Mais elle devient négative au cours de la convalescence.
Trois ans plus tard, Austrian [12] publiait à son tour les résultats de son expérience personnelle portant sur un grand nombre de cas. Il se sert d’une poudre obtenue par centrifugation et dessiccalion d’un bouillon de culture de bacilles typhiques. Cette poudre est diluée à raison de 0,010 mmgr. pour 1 ce. d’eau. L'ophfalmo-réaction, pratiquée systématiquement chez 15 typhiques, s’est montrée positive dans 90 % des cas, alors que chez 190 sujets indemnes de toute infecton éberthienne, elle fut constamment négative. Aussi l'auteur lui attribue-t-il une grande valeur.
Dans l’ensemble, on le voit, les conclusions de Chantemesse ont élé confirmées par de nombreux auteurs. Cependant à la même époque, lopinion opposée eut quelques adeptes. En particulier, Spät (1908) 13} dénie à l’ophtalmo-réaction toute valeur pratique et lui préfère le séro-diagnostic. Goodall [14}, l’année suivante apporte des résultats peu concluants, portant il est vrai sur un nombre minime de cas (10), el qui font dire à l'auteur que l’ophtalmo-réaction ne peut consti, lüer en aucun cas un moyen de diagnostic.
Comment expliquer ces quelques divergences d’opinion ? Il semble, comme nous l'avons indiqué plus haut, qu'il faille invoquer la diversité des produits instillés dans la conjonctive. Notre expérience personnelle nous a montré que des échantillons de bacilles
ou
typhiques isolés par hémoculture se montraient doués d’un pouvoir endotoxique très différent, sans qu'on puisse d'ailleurs établir une relation entre l'intensité de ce pouvoir et la gravité de l'infection. Il est donc possible que certaines souches, qui servirent à préparer soit des autolysats, soit des filtrats, étaient douées de propriétés toxiques assez élevées qui suffisaient, déjà chez les sujets normaux, à déterminer une réaction : appréciable. L'effet antigénique, qui n’eùût dû survenir que chez des sujets atteints de dothiénentérie, était. masqué par l'effet toxique qui se faisait sentir chez. des sujets sains ; d’où l'impossibilité d'utiliser des produits ainsi préparés comme moyen de diagnostic, el d’où le discrédit jeté injustement sur la méthode.
Peut-être aurait-elle intérêt à être reprise aujourd’hui à Faide de filtrats de cultures formolées maintenues à l'étuve, le formol, comme chacun le sait depuis les belles découvertes de Ramon, étant capable de faire disparaître la toxicité d’uhe toxine sans en altérer le pouvoir antigène (fait qui se vérifie une fois de plus pour la toxine et l’endotoxine typhiques). -
B. — La cuti-réaction &
Par analogie avec les cuti-réactions employées à l’aide de tuberculine, certains auteurs ont eu l'idée d'insérer dans la peau des cultures ou des extraits de cultures de bacilles typho-paratyphiques et de rechercher si une telle épreuve ne déterminerait pas une petite réaction inflammatoire locale.
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