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avec celles que la toxicité propre du produit engendrait chez les sujets sains. =
Il n’en reste pas moins que la méthode si ingénieuse de Chantemesse, employée au moment où l’on ne connaissait pas encore la possibilité de respecter les antigènes microbiens en détruisant Îeurs propriétés toxiques, a été l’origine d’une certaine confusion. Persuadés qu'elle devait sa spécificité à l'élément toxique du produit employé, un certain nombre d'auteurs ont conclu que l’ophtalmo-réaetion, comme la cuti ou l’intradermoréaction, indiquait un état d'immunité acquise par l’otganisme. C’est lune interprétation qui ne saurait se “justifier, étant donné que les réactions observées chez les dothiénentériques s'avèrent positives dès les premiers jours de l'infection et gardent toujours le même caractère à la convalescence.
La même année, Kraus, Lusenberg et Russ [4] reprennent les recherches de Chantemesse. Ils utilisent des extraits d'échantillons typhiques toxigènes (croyant encore par conséquent que c’est l’élément toxique qui intervient), el observent chez les typhiques et chez des sujets atteints d'infections diverses une inflammation nette de la conjonctive, absente chez les témoins. En raison du manque de spécificité de la réaction, les auteurs concluent qu’elle offre un intérêt pratique très “inférieur à celui du séro-diagnostic.
Au cours des deux années suivantes, l’ophtalmoréaction a fait l’objet de nombreuses publications, surtout à l'étranger, et la plupart des chercheurs apportent