IX. — Le mécanisme de l’immunité typhique a été
d’abord attribué au développement dans le sérum d’anticorps spécifiques. Les recherches concernant l’élévation du pouvoir bactériolytique du sérum des vaccinés ontfourni des résultats contradictoires. Par ailleurs, le sérum des convaleseents de fièvre typhoïde peut manifester des propriétés bactéricides très faibles tant în vivo qu’in vUuro.
L'origine intestinale et purement locale de l’immunité typhique soulève de même des objections. Elle ne pourrait être défendue que si le bacille d’Eberth manifestait une affinité exclusive pour les cellules intestinales, ce que démentent de nombreuses :expériences. Par ailleurs la présence inconstante d'anticorps lors des vaccinations per os ne permet pas de conclure à une immunité strictement locale ; les antigènes microbiens absorbés par voiedigestive et dégradés par les ferments sont encore capables, comme le montre l’'expérimentation, d’impressionner l'économie et de lui conférer une immunité générale, tout en n'étant plus susceptibles d’engendrer des anticorps. : :
La protection conférée-par une infection antérieure. ou par le vaccin semble relever d’une immunité cellulaire générale acquise par tous les tissus. Or la pratique des intradermo-réactions avant et après la vaccination typhique, montre, sous l'influence des injections de vaccin, le renforcement ou l'apparition de l’état allergique, faible ou nul jusqu'alors. Cette intolérance, assurant la production rapide de phénomènes inflammatoires 1n loco, quand, après une contamination, le ba-
cille commence à. se multiplier dans le système |ÿm- phatique, paraît capable d'expliquer la prémunition te conférée qu Ja vaccination. ee
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