‹ L'Alsace, La Lorraine et Les Trois EvêchésChapitre 20 sur 28 · Emm. Michel, Histoire du Parlement de Metz, 1845, p · texte numérisé non relu

Emm. Michel, Histoire du Parlement de Metz, 1845, p

3. Emmery, Recueil des Édits enregistres au Parlement de Metz, 1774, I, p. G.

4. Cité par Hermann Kaufmann, Die Reunionskammer zu Metz, Melz 1900, in-4% p. 43.

copaux pour lui être « incorporés à perpétuité et irrévocablement ». Nulle autre réserve que le maintien de la supériorité hiérarchique de Trêves sur les évêques de Metz, Toul et Verdun; elle ne devait prendre fin qu'après le vote de la Constitution civile du clergé en 1790.

I vert foncé | Antérieurement déjà Louis XIII avait réuni à la généralité de Metz le comté de Clermont-en-Argonnc (1632), qui avait appartenu primitivement à l'évêché de Verdun, puis aux ducs de Bar et aux ducs de Lorraine; — les seigneuries de l)un, Slenay et Jametz

(1641); — et encore, sur les confins Nord de la Champagne, la principauté de Sedan (1642), cédée par Frédéric-Maurice, duc de Bouillon, le complice de Cinq-Mars.

Clermont, Varennes et Montzéville dans le Clermontois, Dun, Stenay et Jametz étaient en 1789 des sièges de prévôtés; Sedan, le siège d'un bailliage royal et le chef-lieu d'une subdélégation.

I rose | Le traité des Pyrénées (7 nov. 1659) compléta celui de Munster. Il valut à la province des Trois Evêchés un nouvel accroissement, fort notable, de la part cette fois de l'Espagne et aux dépens du duché de Luxembourg (art. 38. H. Vast, I. 111) :

les places de Thionville, Montmédy, Damvillers, leurs appartenances, dépendances, annexes, prévôtés et seigneuries;

la ville et la prévoté d'/Voy, érigée en duché sous le nom de Carignan en 1662;

Chauvency, le château et sa prévôté;

le lieu et poste de Marville, situé sur la petite rivière, appelée Vezin, et la prévôté du dit Marville, ayant appartenu autrefois partie aux ducs de Luxembourg et partie à ceux de Bar.

La conférence de Metz (1662), retardée par le différend survenu à Londres entre les ambassadeurs des rois de France et d'Espagne (affaire de la préséance), définit les dépendances des territoires cédés et fixa les limites communes au duché de Luxembourg et à la France. Mais les commissaires des deux parties ne purent s'entendre sur l'attribution de plusieurs seigneuries; le désaccord allait persister pendant plus d'un siècle et ne prendre fin qu'au traité du 16 mai 1769 (voir plus loin). Jamais la France n'admit que son droit de souveraineté fût discuté, ni par l'Espagne ni par l'Autriche, devenue maîtresse après elle des Pays-Bas (conférences de Lille, 1716 et 1738, et de Cambrai, 1724); en fait elle resta toujours en possession, sauf pendant deux ans de guerre, de 1673 à 1675. Les terres en litige étaient au nombre de 6 : seigneuries de Rodemack, Hesperange, comté et seigneurie de Roussy (Rùttgen), seigneuries de Preische et de Puttelangc. En 1685 les villages de Beyren (Beiern) et de Gandern furent détachés de la seigneurie de Rodemack et les margraves de Bade, titulaires du fief, prêtèrent serment au Roi, serment renouvelé en 1707.

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