II. — BAR MOUVANT, TROIS ÉVÈCHÉS, LORRAINE ET BARROIS
Donièvre; de Mandre-aux-quatre-tours ; seigneurie d'Apremont; ville, château et région de Commercy.
2. Dépendances de Verdun : bailliage de Hatlonchâlel ; seigneurie de Trognon (Heudieourt); seigneurie de Sampigny; Etain.
Réunions opérées aux Pays-Bas espagnols. — Seigneurie de Virton, dépendance de Verdun, et comté de Chiny.
Réunions OPÉRÉES dans l'ËMPIRE. — 1° Dépendances de Metz : comté de Sarrebruck; duché de Deux-Ponts; comté de Bliescastel; seigneurie d'Oberstein.
2° Dépendance de Verdun : comté de Veldence.
Toutes ces réunions étaient antérieures au 20 août 1G83; la trêve de Ratisbonne, signée le 15 août 1684 par Charles II d'Espagne, les reconnaissait valables, le Roi devant restituer seulement celles postérieures à cette date.
Postérieur, et daté du 10 septembre 1683, était seulement V « arrêt qui ordonne à tous les ecclésiastiques et séculiers qui jouissent de quelques terres et seigneuries dépendantes des évêchés de Metz, Toul et Verdun, de satisfaire à la déclaration du 17 octobre 1680 ». La liste comprenait : Nancy, Rosières, Einville, Lunéville, Saint-Dié et Raon, Alliance, Prény, Mirecourt, Darney, Dompaire et Yalfroicourt, Bruyères, Charmes, Arches, Vaudrevange, Berus, Siersberg, Merzig, le Saargau, Schaumbourg, Sarreguemines, Puttelange, Forbach, Boulay, Faulquemont et généralement tous les fiefs, terres et seigneuries qui sont dépendantes des Evêchés ou principautés de Metz, Toul et Verdun ou situées dans retendue des diocèses des dits Evêchés.
C'était en fait tout le duché de Lorraine. On sait que le traité de Ryswyk annula les Réunions, en obligeant le Roi à les restituer. « La réunion de la Lorraine, arrêtée par la Chambre de Metz, n'eut aucune suite; mais, depuis 1552, il était évident qu'un peu plus tôt, un peu
plus tard, le duché serait absorbé par la France Les possessions des
Trois Evêchés étaient enchevêtrées dans celles de Lorraine. Quand l'Alsace fut cédée à la France en 1648, la Lorraine fut prise, en plus, entre elle et la Champagne comme dans un étau l. » L'annexion enfin de la Franche-Comté, en vertu du traité de Nimègue (1678) acheva de l'encercler du côté Sud.
C. — LORRAINE ET BARROIS- I. Du début du XVIIe siècle à la mort de Stanislas (1766).
Au début du xvnc siècle, le duché de Lorraine, auquel le duché de Bar avait été réuni en 1431, ne faisait plus partie du Saint-Empire; il ne relevait de personne : par le traité de Nuremberg, signé le