I— ALSACE
jusque vers Colmar et Brisach, elles comprenaient : 1° le comté de Horbourg, avec Horbourg, Sundhoflen, Andolsheim et Volgelsheim, sur l'emplacement duquel allait être bâtie la forteresse de Neuf-Brisach; 2° la seigneurie de Riquewihr, avec les villages de Hunawihr, Bebelnheim et Mittelwihr; 3° Ostheim, près Riquewihr, et Aubure.
3° A la ville de Brisach, le village de Bicsheim, vendu en 1756 aux comtes Waldner de Freundstein.
4° Terres de la Maison palatine. — A. Branche électorale. Entre le Seltzbach et la Queich : 1° le bailliage de Seltz, ancienne dépendance de la préfecture de Haguenau, faisant partie depuis 1409 du grand bailliage de Germersheim ; 2° le bailliage de Ifagenbach, l'un et l'autre sous la souveraineté réelle du Roi depuis 1674; 3° le bailliage de Billigheim, comprenant 37 ou 38 villages, depuis la montagne jusqu'au Rhin (Billigheim, Birkenhœrdt, Klingen, Siebeldingen, Godramslein, Bcllheim, Hœrdt, etc.).
B. Bhanche ducale de Deux-Ponts. — |j)F| 1° Le bailliage de Bisc/uvillcr; 2° le bailliage de Cleebourg et de Catharincnbourg', 3° le bailliage de Wegelsbourg, dans la vallée supérieure de la Sauer; 4°, 5° et 6° au Nord de la Lauter, les bailliages de Guttenberg, de Bergzabern ou de Barbelroth et de Neucastel.
Nous avons dit plus haut comment au xvmc siècle les ducs de Deux- Ponts entrèrent en possession du comté de Ribeaupierre (p. 4).
G. Branche des comtes de Veldknce (Veldenz). — Comté delà Petite-Pierre (Lùtzelstein) : toujours considéré comme alsacien, alors que géographiquement il fait partie de la Lorraine allemande, il fut incorporé en 1682 à l'intendance d'Alsace et en 1787 au district de Wissembourg. Outre la Petite-Pierre, il comprenait une vingtaine de villages insignifiants (Eschbourg, Lohr, etc.). En 1694, à la mort du dernier représentant mâle des comtes de Veldence, il fut confisqué, comme fief tombé en déshérence, par Tévêque de Strasbourg; mais attribué par le Conseil souverain, l'année suivante, aux comtes palatins de Birkenfeld (Deux-Ponts), dévoués à la France |"dp"[.
Seigneurie du Ban de la Roclie ou comté de Steinthal (Zum Stein), résidence la Roche. Elle comprenait la vallée de la Bruche (Steinthal) depuis Fouday (Urbach) jusqu'à Schirmeck, et les vallées du Rothaine et du Ghirgoulle, affluents de rive droite : neuf villages (Rothau, Fouday, Waldersbach, etc.). En 1694, à l'extinction de la branche Palatinat-Veldence, Louis XIV l'occupa par droit de dévolution, mais en laissa la jouissance à la comtesse palatine Dorothée de Veldence- Petite-Pierre jusqu'à sa mort (1723). La terre passa ensuite à des familles françaises (la carte la figure avec rayures roses sur bistre) : à l'intendant d'Alsace, M. d'Angervilliers en 1733, à René de Voyer d'Argenson, marquis de Paulmy, pour qui elle fut érigée en comté (1762), enfin par achat au baron Dietrich (1771) qui la possédait en
5° Terres des comtes de Linange (Leiningen). |T| Comté d'Allemagne, dont les terres étaient dispersées dans le Palatinat bavarois et dans la province Rhénane de Prusse actuels, le château patrimonial dans la Hart, à l'Ouest de Mannheim.
La prévôté de Falkenbourg, sur la Queich supérieure, dont les Linange partageaient les revenus avec l'Electeur palatin, possession du duc de Deux-Ponts en 1786.
ha prévôté de Lindelbronn, entre les vallées supérieures de la Lauter et de la Queich, avec le château de même nom et les villages ou hameaux de Vorder Weidenthal, Ober Schleltenbach, Darstein et Dimbach.
Le comté de Dabo (Dagsbourg), dont la plus grande partie était hors d'Alsace. En Lorraine, Dabo, Abreschwiller, Harreberg, Hornmert, Walscheid et Voyer; en Alsace, seulement Engenthal, l'enclave de Hohengœfft, au Nord-Est de Wasselonne, enfin la moitié de Weyersheim, l'autre moitié appartenant à l'évêque de Strasbourg (E.-S.-E. de Brumath). En 1787, lors de la division de l'Alsace en districts, il fut incorporé à celui de Haguenau; mais en 1790, Engenthal et Hohengœfft firent seuls partie du département du Bas-Rhin; le reste du comté, de versant lorrain, appartint au département de la Meurthe.
Le comté d'Oberbronn, en cinq morceaux : 1° Oberbronn, Zinswiller et Uhrwiller; 2° Mertzwiller, au Sud-Est; 3° Rothbach, enclavé dans les terres des Hanau-Lichtenberg; 4° plus à l'Ouest, en contact avec le comté de la Petite-Pierre et dans le bassin supérieur de la Moder, Weinbourg, Sparsbach, Eckartswiller et Zittersheim; 5° enfin une partie de forêt, au Nord-Ouest du château de Lichtenberg.
La seigneurie de Niederbronn (Niederbronn, Gundershoffen, etc.) qui eut son histoire propre. Disputée aux comtes de Linange pendant de longues années par les comtes de Hanau-Lichtenberg, qui déboutés de leur prétention en 1667 ne Févacuèrent qu'après sentence du Conseil souverain en 1709, elle passa des comtes de Linange-Dabo aux princes de Hohenlohe-Bartenstein, à la baronne de Sinclair et au général suédois, le comte de Lœwenhaupt. Enfin de 1760 à 1764, les trois quarts de la seigneurie furent achetés par les barons de Dietrich, qui possédaient également Reichshoffen, cédé par l'évêque de Strasbourg à la maison de Lorraine (1664-1761).
6° Terres badoises. |TI Deux terres en Basse-Alsace provenant de la baronnie de Fleckenstein : 1° au marquis de Baden-Baden, le bailliage ou seigneurie de Beinheim, entre la Sauer et le Rhin ; c'est sur son territoire que le Roi fit construire Fort-Louis en 1688 ; traité comme bailliage exempt depuis 1697, il ne fut incorporé à la province d'Alsace qu'en 1787; 2° au marquis de Bade Dourlach, le bailliage de Kuizenhausen, auparavant possession des Fleckenstein, puis des ducs de Deux-Ponts, plus tard des comtes de Hanau-Lichtenberg (1705) et enfin des comtes de Hesse-Darmstadt en 1736.