I. — ALSACE
7° Terres lorraines en Alsace. — | vert | 1° Saint-llippolyte (Sankt- Pilt), au pied du Hohkœnigsbourg : confisqué par le Roi en 1674, réuni en 1680, restitué seulement à la paix de Paris (21 janvier 1718), incorporé enfin au duché de Lorraine le 23 février 1766; 2° la moitié de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, comprenant une partie de la ville et les villages de Sainte-Croix-aux-Mines et de Lièpvre; 3° la seigneurie de Thanvillé, dans le val de Ville; 4° Soultzbacli : contesté entre les ducs de Lorraine et la maison d'Autriche qui le considérait comme un fief vacant depuis la mort du dernier des seigneurs de Hattstatt (1585). Schœpflin le compte encore au nombre des terres lorraines en 1761. L'intendant Delagrange par contre ne l'énumère pas parmi les villages réunis à la souveraineté du Roi en 1681 ; peutêtre était-il devenu français en même temps que Hattstatt en 1648; 5° la seigneurie de Reichshoffen. François, époux de Marie-Thérèse, la garda après sa renonciation au duché de Lorraine en 1735 et la vendit le 6 juin 1761 à Jean de Dietrich; celui-ci y installa des établissements métallurgiques et la posséda jusqu'à la Révolution.
8° La seigneurie de Schœneck, au Jeegerthal, vallée du Windsteinerbach ou Schwarzbach, tenue parles Eckbrecht de Durkheim, d'origine franconienne : Dambach, Windstein, Frœschwiller, Elsasshausen et plusieurs autres villages.
9° La seigneurie de Hohenbourg, au Sud-Ouest de Wissembourg, appartenant à la famille des Sickingen : château de Hohenbourg, villages de Glimbach et de AYingen.
10° Le bailliage de Berbelstein (Berwaltstein, auj. en ruines) à la famille des Waldenbourg, sur la Lauter supérieure : Bundenthal, Erlenbach et Lauterschwan.
Toutes ces réunions opérées et le serment prêté au Roi de France, « un lieutenant de la maréchaussée parcourut le pays du Nord au Sud, de Germersheim à Saint-Amarin ; sur les façades des hôtels de ville ou des auditoires de justice, il plaça les armoiries royales au-dessus des armoiries seigneuriales et urbaines. Toute l'Alsace était désormais sous la souveraineté du roi à l'exception de la ville même de Strasbourg et de la République de Mulhouse1 ».