‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 11 sur 149 · PE · texte numérisé non relu

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« éduquées » sont dans mon cas, le mariage, tel que vous le dépeignez, est inacceptable. La polygynie instaurée, dans cent ans toute femme se vouerait au célibat.

2° Pardon ! Si le rôle restreint de femelle nous répugne, nous ne sommes pourlant pas des dépravées, nous autres. Les dancings, salons de thé, etc., nous sont totalement inconnus. Nous sommes férventes du travail joyeux qui libère. Ignorantes, nous serions restées des soumises. La pensée nous a révélé une vie supérieure, riche, harmonieuse, nous n'en voulons pas d’autre. La servitude dorée du harem ! merci ! Plutôt le goût âcre du pain gagné soi-même. Non, on ne sait pas encore la fierté morale cachée sous l’apparente douceur.

Certes, nous voulons aimer de toute notre chair, de toute notre âme enrichie, nous voulons les joies sûres, les moins décevantes de la maternité | Des mères, des amantes ardentes et dévouées, nous le serons, mais librement.

La femme (quelques « papillonnes » Éxcepiéen n ‘aime, à la fois, qu’un seul homme.

Si on voit l'épouse se partager entre le mari et l'amant, * c'est qu'une morale des conventions hypocrites la contraint à ce mensonge. Exigez d'elle une fidélité plus rigoureuse, soit, mais ne la contraignez pas, par un droit de possession arbitraire à rester l'épouse alors que tout son être se tend vers un autre ! Le divorce prononcé sur simple demande de l’un des époux s'impose. Nous ne sommes pas assurées de rester toute notre vie exclusivement « monogames ». On peut adorer le fiancé, détester le mari, on peut être déçue dans son cœur ou sa chair. Ne concevez-vous pas que la femme qui donne tant d’ellemême, ne se sente frustrer dans ses exigences légitimes ? Incomprise par son mari, elle recherchera l'homme plus délicat, plus « féministe » cet par gratitude voudra se donner. D'ailleurs, la femme, comme tout être humain, évolue dans ses goûts : l’idéal de 20 ans n’est pas toujours celui de 30 !

La polygynie dans son rigorisme est une solution pra-

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tique aux graves problèmes (surnombre des femmes. dues talité, D nt mais morale, non | Individualste convaincue, l« fin n’a jamais pour moi justifié les moyens. É: On ne peut léser la femme dans ses droits moraux, « Aucun être humam, n'a sur un autre droit de propriété, » Mariage et maternitédibres, voilà notre programme,. | réalisation est liée à la réforme d’une société unique Hé sur lea fortune et le privilège. Le jour où la maternité À sera considérée comme fonction sociale, et comme tele protégée par les lois, un grand pas sera fait dans a” voie du progrès, Le jour où le mensonge et l'injustice Jisparaîtront dans tout autre domaine, ke rêve d'aujour. 'hui sera réalité. Ardentes révolutionnaires, féministes con: vaincues, nous travaillerons à instaurer la société vraiment rationnelle que Zola prophétise dans son beau livre Travail. | PAR Avec ma sympathie pour votre franchise.

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